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Pour des Assises Politiques des Quartiers Populaires.

Cette idée n’est pas neuve et nous la reprenons à notre compte parce que le temps passe et que la situation de nos quartiers continue à se détériorer inexorablement.
Au-delà des polémiques stériles sur l’efficience des différents plans Banlieues de l’histoire récente et de la pertinence des politiques de la ville successive, le constat est alarmant tant sur le plan social, économique que politique.
Nous partons du principe que les Assises Politiques sont l’outil approprié pour une remise à plat de cette question sociétale des quartiers populaires. Nous ne pouvons plus nous satisfaire des actions palliatives habituelles. Il faut un débat, une réflexion et un train de mesures suffisamment ambitieux en terme d’objectifs et de moyens pour combler le gouffre qui se creuse entre les classes des quartiers populaires et le reste de la société.
Pour ce faire nous ne comptons évidemment pas sur la bonne ou la mauvaise volonté de nos gouvernants qu’ils soient nationaux ou locaux ; Nous en appelons à toutes les organisations politiques de Gauche et aux syndicats, aux associations dont l’activité est en rapport avec la vie de nos quartiers, aux travailleurs sociaux et à toutes les personnes engagées dans le combat quotidien qu’est devenue la vie dans ces territoires.
Nous en appelons aux organisations politiques de la Gauche de la Gauche parce que la pérennisation du mouvement social passe par une structuration idéologique et politique que seuls les partis politiques peuvent assurer, mais aussi parce que les projets de société des uns et des autres ne peuvent plus faire l’impasse sur la question des quartiers populaires et doivent l’inclure dans leurs programmes respectifs comme étant une thématique centrale et un préalable de discussion non négociable. En outre comme toute relation n’est viable dans un partenariat que dans le cadre de la réciprocité des échanges, les partis de Gauche auront à effectuer un travail introspectif de réflexion quant à la perception qu’ils se font des quartiers populaires et remettre en cause certaines approches dogmatiques telle que l’uniformité de la classe populaire. Il ne s’agit pas d’opposer ceux qui souffrent mais de prendre en compte les revendications globales des classes populaires issues du milieu ouvrier sans rejeter celles plus spécifiques des classes populaires issues de l’immigration post coloniale. Ne pas faire ce constat consisterait à rompre de façon irrémédiable avec une frange importante du « prolétariat » tel qu’il est aujourd’hui et non pas tel qu’on le fantasme.
Nous en appelons aux syndicats parce que la lutte pour le progrès social ne peut se concevoir sans leur renfort, leur encadrement et la transmission de tout l’héritage culturel des luttes du passé et du présent dont ils sont les dépositaires ; Néanmoins cette collaboration n’est pas univoque et bien que s’inscrivant fondamentalement dans la tradition de l’éducation populaire, nous pensons que c’est le contact entre la tradition syndicale d’entreprise et le mouvement social des quartiers populaires qui donnera naissance au syndicalisme du futur et le revitalisera. Nous sommes convaincus que le monde de l’entreprise n’est plus le seul terrain d’affrontement social et que les problématiques du logement, de l’emploi et du maintien des services publics dans nos quartiers sont autant de théâtres d’opération à investir collectivement.
Nous exhortons nos camarades du milieu associatif à assumer pleinement leur part de responsabilité dans la construction d’une alternative politique émancipatrice pour la population de nos quartiers. Nous refusons d’être systématiquement condamnés à reproduire les mêmes schémas, les mêmes erreurs et à être fatalement au même point de réflexion que les générations de militants qui nous ont précédées ! L’immigration post coloniale est porteuse d’une Histoire, souvent ignorée, méprisée ou déformée, pourtant cette Histoire fait aussi partie du patrimoine culturel de la France et nous sommes aujourd’hui capables de réécrire l’Histoire de ce pays et de TOUS ces habitants de manière objective, en sortant du canevas étriqué du roman national et des dérives racistes du débat sur l’identité nationale. Le travail autour de cette mémoire est crucial et il fait le lien avec l’histoire de l’immigration, les espoirs, les échecs et les luttes pour accéder au respect, à la dignité et cette soif inextinguible de justice et d’égalité comme leitmotiv de plus d’un siècle de lutte ! De l’Etoile Nord Africaine (ENA) dans le Front Populaire au combat du Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA), du regroupement familial à la chasse aux « sans papiers » et de la marche pour l’Egalité de 83 a la révolte de 2005. Toute cette expérience est riche d’enseignements et nous ne progresserons que si nous sommes capables de nous servir de la somme des savoirs accumulés par des générations de militants.
Enfin nous en appelons à toutes celles et ceux qui chaque jour luttent pied à pied contre un système qui broie l’individu et l’isole en lui faisant croire que le salut est dans la compétition et la prédation des autres. Que l’accaparement des richesses produites par les travailleurs s’inscrit dans la normalité. Que l’on peut s’accommoder d’un droit international à géométrie variable. Nous en appelons à celles et ceux qui refusent la précarité comme mode de vie imposé et qui militent pour que la dignité humaine soit inaliénable et qu’elle outrepasse toutes les considérations mercantilistes ! Nous en appelons aux jeunes, aux vieux, aux femmes et aux hommes de bonne volonté qui ont encore l’espoir que les choses peuvent encore changer, et nous leur disons que les choses ne changeront qu’a partir du moment où le sens collectif l’emportera sur l’égoïsme et l’individualisme. Nous leur disons que la cause des Quartiers Populaires est une cause universelle et que c’est un enjeu majeur de notre société, parce que c’est dans ces quartiers que s’accumule l’intégralité des injustices du système actuel.
En Septembre prochain, à Marseille se tiendra le 1er Forum de Réflexion et d’Action Populaire, cet événement initié par le Collectif de Réflexion et d’Action Populaire aura pour but de dresser un constat (le plus exhaustif possible) de la situation de nos quartiers. Il aura aussi pour ambition d’impulser une nouvelle dynamique politique dans nos quartiers et de fédérer autour d’objectifs commun à court, moyen et long terme, l’ensemble des forces vives politiques, syndicales et associatives qui ont pour volonté commune, l’envie de participer à la repolitisation de nos quartiers et à leur installation effective dans le jeu politique comme thématique centrale et non plus comme accessoire instrumentalisé en fonction d’intérêts bassement électoralistes. Nous essaierons de confronter nos points de vues sur des sujets aussi divers que la Culture, la Santé, l’Education, l’Emploi, le Logement, la situation politique locale, Nationale et internationale et nous élaborerons les premières pistes de réflexion sur la façon d’organiser un mouvement social des quartiers populaires, autonome et suffisamment crédible pour que nos quartiers ne soient plus une simple variable d’ajustement politique. Le Forum constituera ainsi la première marche vers les Assises Politiques des Quartiers Populaires.
Quartiers Nord/Quartiers Forts
16 Mai 2010
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Foulard, Lutte des classes et Mouvement social des Quartiers populaires.

La polémique en cours  est révélatrice du malaise et de l’incompréhension qui tourne autour de la présence d’Ilham sur la liste NPA du Vaucluse. Les  commentaires et les réactions qui répondent à ce texte enfonce le clou et me conforte dans l’idée que c’est bien la posture ethno centrée de cette réflexion qui est à l’origine de ce  « malentendu ».

M’est avis que si nous voulons discuter de cette question il va falloir faire un énorme travail introspectif sur les valeurs d’universalisme auxquelles beaucoup se référent.

L’argument qui consiste à assimiler le port du foulard par Ilham comme un signe irréfutable de sa soumission à l’ordre phallocratique musulman est utilisé, souvent inconsciemment, pour exonérer  l’oppression que notre système sociétal exerce lui-même sur les femmes. Il n’est qu’à voir l’inégalité du traitement salarial entre les sexes en France et dans le reste du monde non musulman pour comprendre que l’égalité homme/femme que prônent les détracteurs de cette candidature   n’est encore qu’une tournure de style  et un biais psychologique réconfortant .Il n’est qu’a voir aussi le nombre des violences faîtes aux femmes dans ce pays où une femme meurt tous les trois jours  rouée de coups ! Il n’est qu’à  voir le totalitarisme et la banalisation des violences et des pratiques humiliantes que distille l’industrie pornographique dans les mentalités et les comportements. Pour l’heure cet argument ne sert que de postulat de départ  à la construction du discours islamophobe. Bien entendu toutes celles et ceux qui utilisent cet argument ne sont pas forcément  islamophobes, parfois ils sont mêmes sincèrement convaincus qu’ils œuvrent, en bons féministes,  à l’émancipation   des femmes dans le monde. Pour autant il faut revenir en arrière et mettre en perspective tout le « relief » historique de cette question et se rappeler que la colonisation et son cortège de malheurs fût longtemps justifié par l’apport de la civilisation aux peuples indigènes et par la libération des femmes, il faut prendre en compte  ce passif post colonial qui provoque chez les français de confession musulmane, et ce quelle  que soit l’intensité de leur pratique ou de leur adhésion religieuse, une réaction épidermique de protestation. On peut continuer à ignorer les blessures de l’histoire et feindre de croire que le questionnement que suscite un épiphénomène comme la présence d’Ilham sur cette liste est surgit du néant. On peut mais c’est nier la réalité et ne pas raisonner avec le minimum d’empathie nécessaire. Parler de ce bout de tissu  et contester à cette jeune femme le droit d’apparaitre sur une liste électorale, c’est se camper dans le déni et la négation même de son être, la condamner pour son apparence sans se soucier de ce qu’elle fait, de ce qu’elle est ou de ce qu’elle dit. Cette histoire de foulard, de voile entre autres accessoires « ostentatoires », résonne comme une cérémonie du dévoilement qui n’en finit pas…

On peut gloser à l’infini sur le « timing » et sur l’instrumentalisation que pourrait en faire le Nouveau Parti anticapitaliste ; J’ai directement posé la question à des camarades encartés au NPA et j’ai même discuté avec Ilham, pour savoir si elle aurait été présente sur cette liste sans son foulard, question anodine mais essentielle ; Et la réponse est indubitablement oui, parce que cette militante est avant tout anticapitaliste, féministe, écologiste et internationaliste et que c’est en tant que telle qu’elle se présente ! Partant de là, et si l’on évite la sempiternelle suspicion et  l’accusation éculée du « double discours », rien ne s’oppose à sa candidature. La Laïcité n’est pas au cœur du problème parce que le foulard que porte certaines femmes de ménages n’irrite personne et que ce qui est en jeu dans cette histoire c’est encore une fois l’acceptation ou la visibilité de l’Islam dans l’espace public en général et dans le champ politique en particulier. Que les chose soient bien claires, Ilham dans son discours n’est aucunement prosélyte et ne mets pas en avant sa singularité ou une quelconque revendication d’ordre religieux, elle est donc de fait qualifiée pour porter un discours, qui par ailleurs est très cohérent, discours directement lié à son activité de militante sociale et politique de la cause des quartiers populaires. De plus, contrairement à celles et ceux qui prennent trop souvent la parole en lieu et place des habitants de ces quartiers, et s’autoproclament de facto comme portes paroles des quartiers populaires, Ilham veut juste faire entendre sa voix de citoyenne et de militante, lui refuser ce droit c’est à nouveau demander  qu’elle soit traitée comme un corps d’exception.

Si cette candidature présente un  intérêt, c’est surtout qu’elle déconstruit le schéma classique des relations entre le politique et  les classes populaires. Lorsque je parle de classes populaires, je dis surtout les arabes et les noirs de ces quartiers ou pour être politiquement  correct les minorités visibles. Il faut bien comprendre que la cinquième République dans sa lente agonie démocratique ne s’émeut pas du traitement post  colonial infligé a cette partie de la population :

L’abstention étant devenu un sport de compétition dans ce pays, le mépris institutionnel et l’application de politique inadaptées aux problèmes de cette catégorie d’électeurs (ou de non électeurs) conduisent à un désespoir et à un désintérêt  que le capitalisme entretient avec assiduité.

Pour faire bonne figure les exécutifs et les agences de communication ont mis au point un stratagème électoraliste de diversion massive qu’ils ont appelé Diversité. Cette diversité est un double levier politique, il permet d’une part de se lover confortablement dans la certitude que la France est un pays tolérant et qu’il s’applique les principes moraux d’Egalité et de Justice sociale dont il est le garant. D’autre part il promeut de façon paradoxale une Diversité homogénéisée ;  Il y’a aujourd’hui des candidats et des candidates de la Diversité qui répondent point par point aux valeurs normatives d’un « standard type »  de l’élu des minorités visibles. La qualité ou les compétences n’entrent que pour très peu dans cette grille de lecture basée sur les méthodes du casting, il faut à ce futur élu devenir la projection fantasmée du « bon prototype » comme dirait l’inénarrable Brice Hortefeux. Il doit bien présenter, dire ce que l’on veut l’entendre dire et faire ce que l’on veut qu’il fasse, il ne doit pas prendre d’initiative politique sans en référer au préalable à son Pygmalion politique et surtout il doit en période électorale être celui ou celle qui organisera des rencontres « sur le terrain » avec cette France qu’on renie le reste du temps mais avec laquelle il est de bon ton de partager quelques gâteaux au miel, un thé à la menthe ou pourquoi pas carrément un couscous républicain, c’est toujours très bon en terme d’image d’avoir accès à ces coins reculés de la France, cela démontre la proximité du politique et ça rajoute une note exotique toujours très « savoureuse ».

Ilham,  et d’autres ne répondent  pas à ces critères et le NPA vient tout bonnement  (sans le savoir ?) de changer les règles du jeu. Pour faire de la politique dans nos quartiers il faudra dorénavant être soi même, que l’on porte un foulard, un boubou, un col Mao, un T-shirt, un costume gris ou un bleu de chine, l’essentiel n’est plus dans l’apparence et la communication mais dans l’épaisseur du discours politique, la fermeté de l’engagement, les convictions et le courage. Ces élus issus de l’immigration post coloniale existent déjà et certains font honneur à leur mandat, non pas qu’ils/elles soient les élus de telle ou telle communauté, mais simplement parce que leur promotion démocratique ne s’est pas accompagnée d’un reniement, ou d’un abandon des causes qu’ils/elles ont défendues !

A l’intérieur et à l’extérieur des partis  une nouvelle offre politique voit progressivement le jour, à Marseille, Paris, Lyon, Lille et partout ailleurs, des collectifs d’associations se montent dans les quartiers  et commencent à élaborer les prémices d’un socle commun de revendications ; L’unité viendra si les analyses et les objectifs sont les mêmes, il faudra alors parler de programme et d’organisation…Chaque choses en son temps.

Ce qui est clair c’est qu’aujourd’hui au-delà de la polémique stérile le NPA vient de signifier qu’il en était conscient et que la soumission n’est pas forcément là ou on la croit. Le mouvement social des quartiers populaires est en marche, il aura des alliés et des adversaires…A chacun d’assumer, mais l’histoire à un sens quoi qu’on en dise et la lutte des classes continue !

 

Mohamed BENSAADA

Pour Quartiers Nord/Quartiers forts

Lettre Ouverte à Jean Claude GAUDIN

Marseille, le 17 janvier 2010

Monsieur le Maire,

Tout le monde ne parle plus que de votre dernier « dérapage », celui où vous parlez de « musulmans qui ont déferlé dans les rues de Marseille… ». Je dis dernier parce que ce n’est pas le premier dans le genre et que vous avez indubitablement un mal fou à nommer une certaine catégorie de la population que vous administrez. Pour votre défense vous n’êtes pas le seul à avoir du mal à le faire et cette difficulté en dit long sur les dégâts de ce passif post colonial non soldé, qui ressurgit avec brutalité comme un non dit trop longtemps refoulé.
Depuis que Mr Besson, en bonne intelligence avec Mr Sarkozy a décidé d’instrumentaliser politiquement le débat sur l’identité nationale il ne se passe pas un jour sans que l’on entende une déclaration outrancière et stigmatisante à l’égard de la population de confession musulmane en France.
Je ne souhaite pas participer à ce débat qui ressemble de plus en plus à une mise en accusation publique des musulmans de France. D’ailleurs puisque nous en sommes aux calculs nous verrons bien si cette tactique sera payante pour vous…nous verrons bien à qui profite la manœuvre et qui se délectera de la tessiture poisseuse de tout ce débat, nous verrons bien assez vite ressurgir les remugles fétides de ces années (pas si lointaines) où le FN prospérait, nous verrons bien que les mots en politique ne sont pas sans conséquences et que des déclarations comme celle que vous avez faîte(s) sont autant d’électrochocs salutaires appliqués au corps léthargique de l’extrême droite française.
Loin de revenir sur vos propos vous répondez au jeune homme, militant de votre parti, avec une condescendance et un paternalisme consternant, parce que évidemment il ne peut pas comprendre les subtilités de la langue française que vous maitrisez au-delà de la moyenne et qui font que lorsque vous dites une énormité, celle-ci n’en est une que dans l’oreille et dans le cœur de celles et ceux que vous blessez !
Vous dîtes, Monsieur le Maire, que Marseille a vu déferler 15000 musulmans dans ces rues, avez-vous idée de l’imagerie d’épouvante que vous projetez dans l’inconscient collectif de vos concitoyens ? Ce sont les vagues (d’un Tsunami) qui déferlent, les hordes de barbares ou les rats qui déferlent, ce ne sont pas les « braves gens » qui déferlent !!!
Vous dites dans votre réponse que Marseille subit l’immigration et que vous vous efforcer « d’assimiler » les couches successives de population qui y débarquent et là encore vous persistez et vous signez votre résolution sans équivoque à utiliser un raisonnement et une sémantique propre à la tradition réactionnaire.
Vous dites, à mots couverts, que lorsqu’on est Français depuis pas très longtemps il y a des us et des coutumes à respecter et que pour « bien s’intégrer » il faut brosser l’autochtone dans le sens du poil et user de force symboles pour « amadouer » l’hôte, et on atteint là un degré de surréalisme rarement égalé depuis les Marx Brothers ou les Monty python, parce que au-delà de la mauvaise foi qui ne vous a fait voir que des drapeaux algériens ce soir là, cet argument frôle l’indécence, que nous demandez vous au juste ? De réaffirmer notre Francité quel que soit le contexte et de façon permanente, faut il pour vous complaire se draper dans un drapeau tricolore en toute circonstance ?
J’ajoute que nous étions partie prenante de ce « déferlement » et que je m’inscris en faux contre l’affirmation que vous avez maintenue et réitérée qu’il n’y avait que des drapeaux algériens, c’était un soir de fête à la Marseillaise, plein de joie, de gouaille populaire et cosmopolite, il y avait des drapeaux algériens , français, marocains, tunisiens, des drapeaux berbères et des drapeaux turcs et des drapeaux connus et inconnus…toutes et tous étaient là dans un esprit festif avec cette folle envie de communier dans la joie. Ce que vous interprétez comme une offense à la terre d’accueil n’est pas l’expression d’un nationalisme algérien exacerbé, ni même le signe d’une double allégeance ! Ce n’est que la volonté de faire la fête et de l’exprimer dans un cadre informel et permissif que seul le sport, et en particulier, le football est capable de produire.
Mr Besson regrette que les débordements marginaux qui ont eu lieu lors de ces manifestations spontanées de joie populaire, n’ait pas subit un traitement médiatique aussi conséquent que la fameuse « main de Thierry Henri », et venant de lui peu de choses m’étonnent encore, sachant que la juxtaposition de ces deux événements est totalement incongrue et que si il lui reste une parcelle d’honnêteté intellectuelle il sera d’accord pour analyser les exactions commises lors de cette soirée comme étant le fait d’une frange de « hooligans » qui sévissent à chaque soir de grands match à Marseille, qu’il s’agisse de l’équipe de l’OM, de la France ou de l’Algérie.
Pour en finir et vous laisser vaquer à vos occupations de 1er magistrat de notre bonne ville, je vous dirais que nous nous méfions de toutes les tentatives d’instrumentalisation du nationalisme quel qu’il soit et que la devise de la République reste encore « Liberté, Égalité, Fraternité » et qu’en conséquence nous vous demandons de continuer à débattre de l’identité nationale, si vous le souhaitez, dans le cadre que lui confère le triptyque républicain et en gardant à l’esprit que l’unité ne se fait jamais dans la polémique, la stigmatisation et l’exclusion.
Comme les interventions dans la salle vous l’ont déjà signifié il n’y a pas eu de « déferlement de musulmans sur Marseille » ce soir là, il n’y a eu que des Marseillaises et des Marseillais, Français, pour la plupart qui ont manifesté leur joie et leur attachement a leur pays d’origine sans aucune volonté de signifier leur désamour de la France, parce qu’en Amour l’exclusive est parfois une entrave ; Oui on peut sans problème aimer l’Algérie et la France, L’Italie et la France, l’Arménie et la France, le reste du monde et la France, comme on aime son père et sa mère…
Recevez, Monsieur le Maire, l’expression de notre indignation courroucée.

BENSAADA Mohamed
Pour Quartiers Nord/Quartiers Forts

Ce que le Capitalisme doit au désespoir (et inversement).

Depuis le Krach financier et depuis que les bourses et les banques se sont refait, en partie, une petite santé, c’est l’économie réelle qui subit désormais l’impact monstrueux de cette crise.

Mais soyons précis tout en revendiquant avec lucidité notre subjectivité, ce n’est pas l’ensemble de l’économie réelle qui amortit ce choc, on se rend compte qu’encore une fois, même s’il faut éviter les raccourcis et les slogans que la note la plus salée est payée par le salariat et plus largement le « précariat ».

Les délocalisations continuent et les licenciements « économiques » battent des records, en France près de 600000 personnes ont perdues leur emploi en 2009, pendant que des grands groupes voyaient le cours de leurs actions s’envoler vers les sommets de l’illusion spéculative.

Si on osait, et en définitive nous osons, nous dirions que le Capitalisme est un système qui prospère sur le malheur de la multitude et qu’il ne profite qu’a une infime minorité de possédants réels ou virtuels. Comme tout le monde nous avons écouté les discours des grands de ce monde et nous avons été très attentifs aux bonnes paroles de notre président Sarkozy, qui revêtant son armure de preux chevalier était parti faire la guerre au « Capitalisme financier » et s’était engagé devant un parterre impressionnant de personnalités du Gotha mondial à moraliser le Capitalisme.

Hélas, trois fois hélas, rien ne vint de son coté, ni d’ailleurs. Non pas que nous attendions grand choses de ces vœux pieux et de cette commisération présidentielle (allez en parler aux camarades de Gandrange), mais notre perplexité est immense devant la complaisance d’une partie de l’opinion et des médias, ainsi que devant l’apathie du plus grand nombre.

Lorsque Mr Sarkozy fait le distinguo entre Capitalisme Financier et Capitalisme tout court il continue à défendre ce système économique basé sur la domination des possédants et la soumission des autres, la vérité c’est que comme la République le Capitalisme est « un et indivisible !»

L’autre escroquerie consiste a nous faire croire que ce système peut être contrôlé, moralisé ou humanisé ; là encore nous rappellerons simplement que le Capitalisme est intrinsèquement barbare  parce que son organisation repose sur la compétition effrénée, l’accaparement des biens et des services, que le libre échangisme commercial exacerbe la concurrence internationale au détriment des productions locales et que le productivisme est un non sens écologique.

Aujourd’hui nous vivons sous le règne du « néo-libéralisme » qui est soit la forme aboutie du Capitalisme si l’on se place du coté de Wall Street, soit l’expression économique d’une phase terminale pour le quidam moyen. Ce néo-libéralisme a vu le jour au tournant des années 80 et il s’est accéléré et décomplexé avec la chute du mur de Berlin et les mandats de Reagan et Thatcher.

Sous ces deux ères politiques l’idée qu’il n’y avait pas d’autres alternatives  s’est imposée, elle est même devenue le crédo absolu du dogme Capitaliste mondial. Le grand prodige c’est qu’avec la chute du mur c’est l’utopie communiste et l’espoir qu’elle pouvait susciter qui a été englouti dans l’effondrement du bloc de l’Est : puisqu’il n’y a pas d’autres solutions ou d’autres systèmes viables tout les excès du Capitalisme sont permis, qu’importe si la planète produit des denrées alimentaires en quantités suffisantes pour nourrir 12 Milliards d’individus (rapport de la FAO 2007) et que dans le même temps 1 Milliard de personnes souffrent de la faim alors que nous ne sommes que 6 Milliards sur Terre !

Qu’importe si des multinationales engrangent des bénéfices colossaux et licencient à tour de bras dans la foulée !

Qu’importe si l’épidémie du SIDA continue de ravager l’Afrique, l’Asie et une partie de l’Amérique du Sud pendant que les grands Trusts pharmaceutiques freinent la production des médicaments génériques moins onéreux pour les populations autochtones !

Qu’importe si le Copyright et le brevetage compulsif et hystérique des semences, du végétal, de l’animal, de la culture et du savoir continue, qu’importe tout a un prix, tout doit être rentable, l’air, l’eau, la santé, la nourriture, les loisirs, la famille et les amis Facebookés ou Twitterisées dans une grande entreprise d’abrutissement collectif. Tout doit se vendre et s’acheter, nos vies doivent être intégralement monétarisées. Jusqu’à l’espoir et au rêve, l’aspiration a une vie meilleure a été remplacée par l’appât du gain, le Loto et l’Euromillion sont devenus les seules échappatoires  a nos vie précarisées par l’aliénation au travail ou a l’absence de travail !

Le désastre continue pourtant parce que l’individualisation extrême de notre société pousse la logique ultra libérale à l’audace alors que nous nous arque boutons chacun dans notre coin pour défendre le peu que nous avons, au détriment de notre dignité et de notre humanité.

Le Capitalisme n’est pas un humanisme et il tend à l’annihilation  totale du progrès social ! 

Le Capitalisme est anti démocratique car il peut sans problèmes se passer du citoyen, voir même du travailleur, il n’a besoin que du consommateur ! 

Ce que le Capitalisme doit au désespoir et inversement nous le voyons chaque jour autour de nous, ce monde d’une froideur sidérante, cette actualité qui nous révulse et nous révolte : comment peut on encore défendre un système qui pousse des hommes et des femmes à se suicider sur leur lieu de travail ou a cause de leur travail, ou encore parce qu’ils n’ont pas de travail ? Nous avons une pensée ému à l’égard des 25 travailleurs et travailleuses Telecom et nous témoignons de notre sincère sollicitude à l’égard de leurs familles. Quel était la profondeur de leurs détresses respectives pour en arriver là ?  Comment se dégager de cette étreinte asphyxiante ? Le travail est devenu un calvaire pour beaucoup…une souffrance invivable.

 L’autre arme du Capitalisme est l’aliénation à la surconsommation et la dépendance au crédit qui  avec le nombre grandissant des dossiers de surendettement fait lui aussi des victimes et des drames innombrables.

Ces questions nous les vivons dans nos entourages respectifs, ici dans les quartiers populaires de Marseille la misère n’est pas un effet de style ou une tournure littéraire elle est là, glauque et dévastatrice, mais des signes d’espoirs et de résistances commencent à pointer au loin et de manière encore homéopathique, des comités de chômeurs se forment, des marches contre la précarité s’organisent, des associations de locataires se dressent contre les institutions et les bailleurs sociaux, des comités de luttes contre l’expulsion des étrangers et contre les expulsions locatives se battent tous les jours et de collectifs d’associations comme le Collectif d’Action et de Réflexion Populaire (C.R.A.P) que nous avons rejoint tentent de monter des chaînes de solidarité active. Toutes ces initiatives sont comme de minuscules étincelles dans l’immense obscurité, mais elles sont porteuses de cette folie qu’est l’espoir d’un monde meilleur, plus juste, cet espoir qui fait que nous ne nous résoudrons pas à abdiquer.

 

 

Quartiers Nord/Quartiers Forts

 

Charles Hoareau est libre!

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Marseille, le21 Mai 2009 

Charles Hoareau n’est pas seulement une figure du syndicalisme, les habitants de nos quartiers connaissent  l’homme qui se bat au coté des sans papiers, des travailleurs sans emplois, des mal logés et qui sur le terrain des luttes sociales ne cède pas un pouce à l’oppression ultralibérale. Sa garde à vue dans le cadre de son implication solidaire au mouvement des salariés d’ADOMA est un signe des temps, déjà des circulaires courent d’association en association pour obliger ces dernières à dénoncer les sans papiers, on criminalise la solidarité et les actions syndicales  en condamnant des grévistes  et des travailleurs en lutte comme ceux de Continental, de Caterpillar, d’EDF et des chantiers navals et l’on essaie d’en faire de même pour toutes les résistances, l’intimidation et la répression sont aujourd’hui les seules réponses que le pouvoir apporte au contexte de crise actuel. Nous sommes consternés par cet état de fait et par la manière dont notre ami Charles a été traité, nous nous réjouissons de sa libération et nous réclamons que justice soit rendue aux salariés d’ADOMA.

Reçois, Charles, l’expression de notre immense affection et de notre indéfectible soutien.

 

Quartiers Nord/Quartiers Forts 

Appel pour l’élargissement du suffrage universel : VOTATION CITOYENNE LE 3 JUIN à MARSEILLE

Le traité de Maastricht, signé le 5 février 1992, instaure la citoyenneté de l’Union européenne tout en introduisant une discrimination entre résidents étrangers concernant le droit de vote et d’éligibilité.

De ce fait, des hommes et des femmes vivant en Europe depuis de nombreuses années continuent de ne pas pouvoir donner leurs avis sur les affaires publiques qui concernent tous les citoyens de l’UE. Cette discrimination doit cesser.

Toutes les personnes, toutes les organisations pensant qu’il faut encore avancer vers un suffrage réellement universel sont invitées à participer à la nouvelle campagne de votation citoyenne dans les Bouches du Rhône qui aura lieu le mercredi 3 juin à Marseille.

Vous trouverez en PJ le tract d’appel à cette manifesation.

Prochaine réunion du collectif : lundi 11 mai à 18h à la MMDH, 34 cours Julien 13006 Marseille.

Premiers signataires participants à cette votation citoyenne : LDH, La Fédération13, LES VERTS, NPA, PCF, Quartiers Nord/Quartiers Forts

PROCHAINE REUNION DU COLLECTIF : LUNDI 11 MAI  18h à la MMDH, 34 cours Julien, 13006

CLIQUEZ CI DESSOUS POUR TELECHARGER LE TRACT:

Appel pour l’élargissement du suffrage universel : VOTATION CITOYENNE LE 3 JUIN à MARSEILLE  dans L'Etincelle pdf votationcitoyennetract.pdf

Lettre ouverte de protestation contre la participation d’Elus Marseillais à la Manif du CRIJF du 11/01/2009

Marseille, le 14 Janvier 2009  Lettre ouverte adressée à Mesdames & Messieurs Roland Blum, Sylvie Andrieux, Antoine Rouzaud, Janine Ecochard, Garo Hovsepian… 

Madame, Monsieur,

C’est avec stupéfaction que nous avons appris votre participation à la manifestation organisée, le 11 Janvier 2009 par le Conseil Représentatif des Instances Juives de France, manifestation qui avait pour but de soutenir l’armée Israélienne dans l’agression qu’elle mène actuellement à Gaza.

Nous citoyens marseillais, électeurs et électrices habitants les quartiers populaires, qui ont largement contribués à vos élections et réélections respectives, sommes ulcérés par la rupture de la neutralité républicaine qui prévaut  dans ce type de question et qui aurait du vous amener à une immense retenue dans vos implications partisanes.

En tant que simple citoyen le fait de soutenir le peuple palestinien ou l’armée Israélienne relève d’un choix personnel a défaut d’être un choix moral et il s’agit en démocratie d’un droit fondamental ;

En tant que grands Elu(e)s  vous n’êtes pas sans savoir que la préoccupation actuelle des pouvoirs publiques français est le maintien de la cohésion sociale et la lutte contre « l’importation du conflit du Proche Orient » dans l’hexagone. Pensez-vous que le fait de défiler dans les rues de Marseille en manifestant pour soutenir les agissements criminels du gouvernement Israélien soit la marque d’une quelconque sagesse ou d’un courage particulier inhérent à la charge républicaine dont le peuple souverain vous a donner mandat ?

Entendons-nous bien, outre le fait qu’aucune des associations ou des nombreux citoyens engagés que comptent  vos Mairies d’arrondissements, vos  circonscriptions  électorales ou vos cantons , n’a eu « l’outrecuidance » de vous appeler à venir manifester votre soutien au peuple Gazaoui martyrisé , nous nous attendions, à tout le moins, de votre part à des appels à la paix et a l’arrêt des hostilités ; Au lieu de cela vous vous engagez de façon explicite dans le soutien indéfectible à la politique de l’état d’Israël .

Dont acte, nous n’engagerons pas avec vous une polémique sur les raisons de votre parti pris , vous avez votre conscience pour vous, par contre nous vous demandons des comptes sur le fait d’avoir engagé vos mandats républicains dans cette manifestation !

Nous attendons de savoir quelle est la justesse de cette cause que vous défendez malgré les nombreux rapports des ONG présentes sur place, malgré les protestations unanimes de la classe politique française (dont vous faîtes partie), malgré les images d’horreurs qui nous parviennent quotidiennement de la bas, malgré l’escalade vertigineuse du chiffres des civils tués.

Nous attendons de vous une explication rationnelle, politique et humaine de votre participation à cette manifestation, dont le fait qu’elle existe est déjà en soi une incongruité. Nous espérons que vous saurez éviter les poncifs habituels et les lieux communs  usités lorsqu’il s’agit de répondre a ces questions.

Nous vous rappelons le contexte de la crise actuelle (qui dure depuis 60 ans, bien avant le Hamas, l’OLP…).Le conflit du Proche Orient est un conflit de type colonial dans lequel il y’a un occupant (Israël) et un occupé (la Palestine). L’état d’Israël est la 4ème puissance   militaire du monde, Israël est  fort, il est pérenne et les fables sur sa possible destruction ne font plus partie de l’argumentaire des discussions sérieuses, de plus Israël utilise aujourd’hui un arsenal terrifiant de puissance  composé d’armes conventionnelles et d’armes non conventionnelles (bombes au Phosphore, munitions enrichies à l’Uranium appauvri…) ; en face le Hamas est une milice qui résiste avec des roquettes au milieu de la population civile parce que la topographie du théâtre des opérations est celle-ci : Gaza c’est 1,5 Million d’habitants sur un territoire de 360Km². De plus vous êtes toutes et tous rompues aux stratégies de négociations et vous savez donc que c’est le plus fort, en l’occurrence Israël, qui détermine le type de négociation et jamais l’inverse, par conséquent la violence ou la pacification du conflit dépend de la volonté du plus fort.

Nous vous rappelons aussi, parce que les chiffres sont tragiquement têtus qu’en 3 semaines de combats il y’a du coté palestinien près de 1000 victimes civiles dont 400 enfants, coté Israélien 5 morts…et les roquettes continuent de tomber sur Sdérot et le sud d’Israël. Un bilan qui prouve l’absurdité de la solution militaire que le gouvernement Olmert  a engagé et que vous soutenez !

Pouvez vous, Madame, Monsieur, nous citer une cause au monde, aussi sacrée soit t’elle, qui justifie le sacrifice de 400 enfants…même palestiniens !

Nous terminerons par la citation suivante du philosophe Michael Walzer qui met en perspective la réalité de ce drame :

 « le tir au pigeon n’est pas un combat entre combattants. Lorsque le monde se trouve irrémédiablement divisé entre ceux qui lancent les bombes et ceux qui les reçoivent, la situation devient moralement problématique ». 

Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de notre incommensurable affliction.

PREMIERS SIGNATAIRES :

Quartier Nord – Quartier Forts – Femmes En Noir – Palestine 13 – JMF … 

Armelle Chevassu – Otmane Aziz – Charles Hoareau – Vincent Geisser -  Casanova Danielle – Gavino René – Bensaada Mohamed –  Elisabeth Cadic – Pierre Hethener – Anne Marie Le Pagnol – Jacques Pradel – Catherine Lefevre – Jean Marc Robert – Kader Mostefaoui  - Eric Olivier – Magali Braconot – Andre Blanc – Corinne Beurrier – Odile Mondon – Omar Bendjelloun – Eric Olivier – Francoise Jupiter – Antoine Cuadra– Grabsi Salim – Naïma Berbiche – Fatiha Kaci Chaouch – Fanny Dekkari – Rabha Attaf   

Vous pouvez signez cette pétition en ligne ci dessous: 

 

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DIVERSITE OU DIVERSION ?

 

Le Vendredi 21 Novembre 2008 à 19Hoo 

au 8 rue Fort Notre Dame 13007 Marseille

Les associations « Quartiers Nord-Quartiers Forts » & »La Maison Du Maroc » organisent une Conférence/débat  sur le thème de la diversité en politique autour du livre de Vincent Geisser & El  Yamine Soum :

 « DISCRIMINER P OUR MIEUX REGNER » 

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En présence de:   Vincent GEISSER est politologue et sociologue au CNRS, à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) d’Aix-en–Provence. Président du Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI), il a notamment publié Ethnicité républicaine. Les élites d’origine maghrébine dans le système politique français, Presse de Sciences Po (1997), La Nouvelle Islamophobie, La Découverte (2003) ; Marianne & Allah, les politiques français face à la « question musulmane », La Découverte (en collaboration avec Aziz Zemouri, 2007).   

contact:  06 28 20 29 68 – qnqf@neuf.fr

Crise du logement!

Nos quartiers nord détiennent à eux seuls un triste record, 75% du parc locatif de Marseille (H.L.M) est concentré dans le 13, 14,15 et 16 arrondissements. La flambée immobilière de cette dernière décennie a fini de tuer le rêve de marseillaise et marseillais de devenir propriétaire dans leur quartier. Autrefois les HLM étaient une étape dans la vie d’un couple, voir un tremplin pour devenir propriétaire. Aujourd’hui, les HLM sont devenus un refuge, voir même un trésor. Le prix des oyers dans le privé n’en finit plus de crever le plafond « On à l’impression que les loyers sont indexés sur le prix du baril de pétrole « dixit Pierre. Au jour d’aujourd’hui ,il y a 32000 demandes d’HLM à Marseille pour seulement 4000 rotations ,le délai d’attente pour se voir attribuer un appartement est de
plus de 7 ans :voila la réalité. La mairie centrale de Marseille (Mr le Maire GAUDIN ) distribue quelques centaines d’appartements aux mairies de secteurs.
La commission d’attribution d’appartement dans les mairies de secteurs reste un sujet TABOU, vouloir en discuter avec nos élu(
e)s de secteurs devient un
véritable chemin de croix;du coup chez le simple citoyen ayant déposé une demande,elle est source de tous les fantasmes : »opaque », »piston », »intervention
d’élus ». »Si tu n’est pas pistonné,ce n’est même pas la peine d’espérer »dixit manu et Fatima des Micocouliers. Il faut changer tout ca, nous simple citoyens de ces quartiers n’avons jamais oubliés ce qui est marqué aux dessus des perrons des mairies: LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE. Pour lever toute ambiguïté rendons les commissions d’attributions TRANSPARENTE et PUBLIQUE.

GRABSI Salim

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