Chronique des jours de Sang

Il n’ya ni fatalité, ni malédiction, ni processus irrationnel en action dans les quartiers nord de Marseille qui explique les « flambées de violences »récurrentes que la cité phocéenne essuie à intervalles réguliers.

Il y’a au contraire une logique économique et politique implacable qui régit ce macabre théâtre des opérations :

La logique économique est semblable à celle qui régule le « Marché », il s’agit d’une compétition à mort (au sens propre du terme) qui a pour but de conquérir des parts de marché et le contrôle des points de vente. A l’image des traders, des fonds de pensions et autres  agences de notations, sinistres ambassadeurs de la dérégulation des échanges et de la subjugation des peuples, les cartels de la drogue des quartiers nord se sont, tout comme leurs modèles précédemment cités, affranchis des règles de la morale la plus élémentaire de vie en société. La fin (ou la faim) justifiant tous les moyens. Apparemment la cupidité sans limite, l’ambition et le goût obsessionnel du pouvoir de ces petits groupes revêt avec appétence les uniformes de la brutalité. Une brutalité bestiale, préhistorique ou post apocalyptique. Une brutalité qui réduit les relations sociales à la loi du plus fort, du plus inconscient…du plus fou.

Mais cette logique est aussi fondamentalement raffermie par l’inadéquation des réponses que les pouvoirs publics lui opposent. Nous avons déjà déroulé dans un autre texte₁ la mise en scène quasi pavlovienne de la réponse du gouvernement et des politiques locaux face à ce drame humain qui impacte le quotidien de nos concitoyens. La communication l’a emporté sur le volontarisme politique…depuis longtemps hélas ! Les renforts de police systématiquement envoyé sur Marseille à chaque nouveau « règlement de compte », ne changent rien et les postures de Matamore de nos ministres de l’intérieur successifs ont fait long feu. Cette impuissance, cette incurie, cette vaine obstination et ce manque de courage politique et d’imagination devient ridicule et dénué de sens ! Continuer à croire que quelques centaines de policiers de plus changeront la donne du problème Marseillais, c’est au dire même des policiers, un emplâtre sur une jambe de bois.

Il y’a des solutions, et elles sont connues de tous. Mais elles sont politiquement ou plutôt électoralement très couteuses. Dans cette effroyable série de crimes, il n’y a qu’un seul et unique vainqueur politique : le FN ! A tel point qu’il n’a même plus besoin de polluer les quartiers d’affiches de candidats à la posture baroque et au sourire carnassier. A droite comme à gauche (la gauche de gouvernement) cette donnée électorale est au centre de toutes les réflexions. Elle fige toutes les velléités d’audace, d’autocritique et tue dans l’œuf les propositions alternatives. Pourtant c’est le pseudo « bon sens » et la « raison »dont se réclament la quasi-totalité des responsables institutionnels. Où est donc passé ce « bon sens »proverbial ? Lorsqu’il s’agit de reconnaitre que certaines solutions sont erronées, qu’elles conduisent à une impasse. Parce que c’est ce dont nous parlons ! Quel est le bilan de ces années de politique répressive ? Quel impact à t’elle eue sur la diminution de la violence ? Nous entendons aussi la demande légitime de sécurité de nos concitoyens des quartiers populaires. Dans nos quartiers cette « insécurité » n’est pas vécue par procuration, elle conditionne les relations sociales et s’ajoute à toutes les autres oppressions. La sécurité dans nos quartiers passe par les points que nous développons ci-dessous :

1) Attractivité Lucrative et Prohibition.

On ne combat le crime organisé que d’une seule manière. D’une part en tarissant à la source l’approvisionnement du produit autour duquel s’organise le trafic. Mais pour cela il faut passer des gesticulations pseudo-sécuritaires aux résolutions internationales. Et pour se faire il faudrait réorienter les politiques Nord/Sud en basant les relations sur des principes de « vraie » coopération et non plus sur des échanges économiques largement au bénéfice de l’Europe et au détriment des peuples du sud.

D’autre part il faut se poser les vraies questions au sujet des substances arbitrairement classées comme illicites. C’est une législation pragmatique et dénuée de préjugés culturels qui permettra en légalisant le Cannabis de mettre fin à l’attractivité lucrative mortifère inhérente à ce « buisness de la terreur».Comme l’on déjà compris de nombreux pays d’Amérique du sud, mais aussi les états de Washington et du Colorado aux USA. Oui le mot de légalisation est lâché et nous l’assumons, surement pas pour promouvoir la culture et la consommation du Cannabis. Nous savons que ce produit est toxique, au même titre que d’autres drogues en vente libre (Alcool, Tabac, Junk food…). Nous savons aussi qu’il est « l’eau de feu » de nos quartiers populaires, cette fumée qui anesthésie une partie de notre jeunesse, l’entrave dans sa conscientisation, détruit ses rêves et compromet son avenir. Nous ne le savons que trop ! Nous le vivons dans nos familles, nous le subissons dans notre entourage et dans le regard vitreux de gens que nous aimons. Et c’est donc en conscience que, devant le fléau de cette compétition meurtrière qui fauche les vies de nos enfants, de nos petits frères, nos neveux, nos cousins, nos amis que nous en sommes arrivés à la ferme conviction que rien n’arrêtera ce déchainement de violence. En tout cas rien de ce que l’état propose actuellement ! Nous le répétons, si la formidable pompe à finance que représente le commerce illicite du Cannabis n’est pas désamorcée, si l’état ne prend pas ses responsabilités en l’encadrant et en y adjoignant les moyens de prévention pédagogiques et sanitaires suffisant, demain les mêmes drames se répéteront, les mêmes larmes couleront et les mêmes gros titres nous donneront à nouveau la nausée ! Nous reprenons à notre compte la déclaration d’Otto Perez président du Guatemala : « 50 ans d’échec du combat contre le narcotrafic, Les pays doivent chercher de nouvelles voies pour combattre le narcotrafic d’une façon plus efficace et réduire la violence que provoquent les organisations criminelles. » Les temps changent et l’idéologie ne doit pas entrer dans la réflexion qui s’impose, nous devons nous poser la question de l’intérêt commun. Dans cette histoire le seuil de violence tolérable est depuis longtemps dépassé, nous ne pouvons plus nous satisfaire des solutions (qui n’en sont pas) en vigueur ! Il faut bien comprendre que rien ne peut empêcher, en l’état actuel des choses, des « équipes » de se remonter spontanément après chaque vague de meurtres ! Le commerce est trop juteux, pour que des jeunes insuffisamment structurés puissent lui résister ou plutôt lui échapper. Le risque est énorme, il est coûteux en vies humaines, il détruit des familles, des quartiers, il mine le moral des populations. Mais il est là où aucune autre économie ne perdure, là où l’état à abandonné, là où les gens se sont résignés ! Ce qui anime notre collectif c’est la défense des quartiers populaires et de ses habitants et nous nous devons de dénoncer un traitement de l’urgence asymétrique : au risque de choquer, faut il attendre que les fusillades aient lieue dans des quartiers plus cossus de Marseille ? Faut-il attendre que les victimes changent de profil sociologique ? Nous accusons l’état et les collectivités de non assistance à peuple en danger !

2) Rétablissement de l’Autorité.

a) Autorité de l’état:

Aucune société viable ne peut se concevoir sans sécurité. Mais il y’a plusieurs manières d’appréhender cette thématique. Celle que nos responsables politiques utilisent pour nos quartiers est celle qui est la plus spectaculaire, la plus inégalitaire et la moins efficace de ces approches. Spectaculaire dans le sens péjoratif du terme, parce qu’elle ne répond qu’a l’urgence médiatique, sans avoir d’effet direct ou indirect sur le fond du problème. Inégalitaire parce qu’elle donne une indication fiable sur le statut octroyé par l’état aux populations des quartiers populaires. Les camions de CRS qui bouclent des quartiers, peuvent donner une sensation étrange de sécurité. Sensation ambiguë oscillant entre la « satisfaction » qu’engendre momentanément la disparition du trafic et le sentiment oppressant de « couvre feu » permanent. Ce que demandent nos concitoyens c’est l’égalité de traitement y compris en terme de sécurité. Et nous pensons que la mise en place de commissariats de proximité dans certains quartiers serait une réponse plus appropriée à ce marasme. Ces commissariats devront rester ouverts 24/24 et devront fonctionner avec des effectifs formés, expérimentés et intégrés dans le quartier. La sécurisation de nos quartiers populaires doit se faire dans la normalisation des relations entre l’état et les habitants. Elle ne doit plus se faire dans le spectacle, la punition collective et les rodomontades hypocrites.

L’autorité ne s’acquiert que par l’exemple. Alors, comment ne pas s’émouvoir du message calamiteux qu’une partie de notre représentation nationale et locale propage de par son manque d’intégrité ou d’honnêteté. Que dire aux délinquants sur le vice et la vertu lors même que Marseille est (re)devenue une citadelle de l’affairisme, du clientélisme, du népotisme et des combinazzione entre amis? La logique voudrait que les appareils politiques se penchent sur cette calamité et sanctionne courageusement toutes les « brebis galleuses ». Mais ce n’est, hélas, pas le cas, au moment même ou il faudrait plus encore que ces mesures urgentes de salubrité politique. Oui, c’est  un changement de logiciel comportemental qu’il faut installer dans toutes les sphères décisionnelles. Redisons des « gros mots », reparlons d’éthique et de morale. Cette vérité vaut également pour la police, parce qu’il faut aussi déterminer le « type » de police que nous voulons, l’actualité récente nous met en garde contre les dérives.

b) Autorité des familles:

Le constat est quasi unanimement partagé, c’est sur l’interprétation de l’analyse dudit constat que les divergences apparaissent. Pour notre part  nous sommes attentifs à la dérive individualiste de notre société. Le libéralisme est un postulat que nous soutenons lorsqu’il s’agit de défendre les libertés individuelles. Mais la variante péjorative et dévoyée de ce concept nous interpelle à plusieurs titres. L’ultra libéralisme s’appuie sur la promotion dogmatique du consumérisme et de l’individualisme.

Le consumérisme nous fait croire que l’unique but de nos existences se résume à la consommation frénétique des biens et des services dont notre modernité nous donne la « jouissance ». Cette propension de notre société à tout dévorer, produit sur les populations une névrose globale qui tend à confiner le bien ou le bonheur à la seule vacuité de nos achats compulsifs. Nous existons donc parce que nous consommons, et pour consommer il nous faut de l’argent. De fait, nous n’existons que si nous avons de l’argent!

L’individualisme, autre mamelle de l’ultra libéralisme, réduit la perception de notre environnement à la simple expression de notre égo. Cette vision étriquée du monde dans lequel nous vivons entrave notre capacité à l’empathie, elle brise les chaînes de solidarités naturelles et atomise la société jusqu’au sein des familles. Elle permet à l’individu de ne plus se comporter comme un animal grégaire (ce que nous restons intrinsèquement). Elle permet à ce même individu de faire sauter les verrous psychologiques qui limitent le recours à la violence. L’individualisme participe de cette déshumanisation de nos relations, ne plus voir en l’autre un autre soi permet de se dédouaner à bon compte de nos responsabilités réciproques.

Il y’a donc un travail de fond à organiser en terme d’éducation, de redéfinition de projet commun. Un travail de longue haleine que les mesures populistes de sanctions des familles ne peuvent en aucun cas résoudre.  Mais puisqu’il faut émettre un avis sur l’autorité des familles, il faut re-contextualiser celui ci dans le cadre des crises multiples qui ravagent notre société. Si la reconquête de l’autorité de l’état ne se fera que par le biais simultané de l’exemplarité et de son investissement dans les quartiers. L’autorité des familles ne se fera, pour sa part, que de par le rétablissement de la souveraineté économique d’une multitude de familles. On ne peut continuer à dénoncer « l’économie parallèle », si d’un autre coté « l’économie légale » continue à fonctionner sur des piliers comme la discrimination de masse, l’apolitisation des classes populaires, le démantèlement des services publics, la déréglementation du travail (flexi-sécurisation), la précarisation des salariés et des sans emplois, et l’inégal accès au logement, à la santé et à l’éducation! Pour que l’éducation puisse s’appuyer sur un modèle social efficient il faut rétablir, par la lutte contre toutes ces inégalités et aussi contre le chômage et la précarité, l’harmonie au sein de la cellule sociale de base qu’est la famille. Et cela on ne peut y parvenir que par des mesures énergiques de relance de l’emploi et d’éducation dans les quartiers populaires.

3) La Justice pour tous !

Quitte à radoter, nous répéterons inlassablement que l’égalité est le ciment de la démocratie. Sans elle rien de solide ne peut être construit. Une société qui produit autant de contradictions dans la façon dont elle juge les faits et les personnes ne peut être vouée qu’à la faillite et à l’anarchie. Rien, nous disons bien rien, n’est plus révoltant que l’injustice sociale ! Cette injustice est le ferment de toutes les colères, de tous les renoncements. Sans entrer dans le débat sur le déterminisme, le contexte violent favorise la violence. L’injustice et les inégalités favorisent les comportements déviants. Une société qui tolère l’injustice creuse sa propre tombe ! Une victime est une victime, sans distinction de race, d’âge, de sexe, d’appartenance religieuse ou de classe sociale ! De la même manière nous rappelons qu’un assassin est un assassin…fût il policier dans l’exercice de ces fonctions ou en dehors de son service ! Et il doit être jugé en tant que tel ! Si l’on transige avec cette loi inaliénable, c’est l’ensemble de l’édifice qui s’écroule ! Nous faisons ainsi notre cette antienne de la lutte pour les droits civiques : « Pas de Justice, Pas de Paix ! ». Nous ne sommes pas juristes mais cette vérité est fondamentale, rien ne saurait être discuté sans la ratification de ce préalable !

Pour finir, cette « guerre » qui ne dit pas son nom est avant toutes choses un immense gâchis humains. Nos pensées vont aux familles et aux amis de ceux qui sont tombés. Qu’ils reposent en paix ! Nous souhaitons par nos paroles et par nos actes témoigner de notre accablement et nous assurons les proches que nous ne laisserons pas leurs disparus êtres salis, désincarnés, déshumanisés ! Nous sommes accablés et nous nous demandons : « combien de fois encore allons nous accompagner nos proches jusqu’à leurs tombes ? Combien de temps encore allons-nous accepter que les nôtres tombent ? »₂.

A ces questions nous demandons des réponses aux pouvoirs publics, mais nous nous tournons aussi vers nos quartiers pour leur dire qu’il est temps de faire quelque chose pour nous même, pour nos familles, nos amis, nos voisins. Seule la solidarité, la conscience et la confiance dans notre communauté de destin rendra nos vies plus sûres et donnera un avenir à nos enfants !

 

 

BENSAADA Mohamed Pour

 Quartiers nord/Quartiers Forts

 

Marseille, le 21/03/13

 

 

« Bienvenue à Gotham City » – 10/10/2012- QNQF

 « Ministère Amer » -  Prélude au Réveil – 95200 – 1994

Communiqué Palestine

QNQF se joint à l’immense majorité des habitants des
quartiers populaires du nord de Marseille pour exprimer sa tristesse et faire
part de ses condoléances aux familles des victimes de ce conflit.

A notre niveau, il est évident que nous ne pouvons qu’être
révulsés par la brutalité du gouvernement israélien et nous ne pouvons que nous
joindre au concert de protestations internationales…qui hélas ne suffisent pas à
tempérer le cynisme criminel des dirigeants israéliens qui pensent construire
leur réélection sur  des monceaux de
cadavres palestiniens !

Les mots sont importants, presqu’autant que les faits, et
les faits sont les suivants à l’heure ou nous parlons : 138 Palestiniens,
dont 34 enfants, et cinq Israéliens sont morts depuis le début des
affrontements, la disproportion des pertes prouve a elle seule qu’il ne s’agit
pas d’une guerre mais d’un massacre tant l’asymétrie des forces en présence est
évidente ! De plus il ne s’agit pas d’une guerre entre Israël et  les « islamistes » du Hamas, mais
bien de la continuation d’un conflit colonial entre un état,  Israël, et un peuple, les palestiniens.
Peuple, a qui apparemment personne ne reconnait le droit à la sécurité et à la
souveraineté.

De là où nous parlons nous ne pouvons que dire HALTE AU
MASSACRE !

De là où nous parlons nous ne pouvons qu’interpeller les
responsables politiques locaux pour qu’ils prennent conscience de la part de
responsabilité qui est la leur dans ces atrocités ! Nous ne pouvons que
leur dire a quel point chaque fois qu’ils se taisent et détournent les yeux,
ils perdent en crédibilité, en honneur et en humanité. L’honneur est une
futilité nous répondras t’on, nous ne le pensons pas et nos concitoyens leur
tendrons le miroir pour s’y regarder…en temps et en heure.

 

Marseille, le 21 Novembre 2012

Mohamed BENSAADA

Pour Quartiers Nord/Quartiers Forts

« Ma ville accélère…droit dans le mur! »

Ma ville accélère affiche

4èmes rencontres des Luttes de l’Immigration.

4èmes rencontres des Luttes de l'Immigration. 4-emes-rencontres

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Soutien à Houria Bouteldja et aux deux Said

Le Front Uni des
Immigrations et des Quartiers populaires (FUIQP) condamne  vigoureusement l’agression dont a été victime
Houria Bouteldja militante du PIR et du FUIQP (agression revendiquée par la
milice fasciste LDJ). Cette agression confirme une nouvelle fois la nécessité
d’une mobilisation et d’une solidarité sans faille face aux développements des
pratiques racistes et fascistes de la LDJ mais aussi de toute la galaxie
d’extrême-droite. De la même façon le FUIQP se tient au côté de Said Bouamama
qui est membre actif de notre Front et de Saïdou du groupe ZEP qui sont
poursuivis en justice par l’AGRIF. Il n’y a qu’une seule réponse à ces
tentatives d’intimidation : soutenir plus que jamais la lutte du peuple palestinien
et transformer les poursuites en justice des militants en contre-offensive
politique et en tribune pour dénoncer les nouvelles guerres coloniales,
l’islamophobie, les crimes racistes et sécuritaires, les discriminations
systémiques et institutionnelles, la chasse aux Roms et aux Sans-papiers, la
situation de non droit que constitue l’absence de droit de vote pour nos
concitoyens résidents étrangers, etc. Le FUIQP prendra toute sa place dans les
mobilisations concernant tant Houria que les deux Said. Il appelle à faire
converger les deux combats et les deux mobilisations. Dans l’immédiat, il appelle
à participer au rassemblement du jeudi 8 novembre de 17 h 30 à 19 h à l’angle
du ministère de la justice (croisement de la rue de la paix et de la rue
Danielle Casanova, métro Opéra).

 

Paris le 29 octobre 2012

Bienvenue à Gotham City

l’ histoire n’est pas une longue succession d’évènements
linéaires. Elle poursuit une trajectoire sinusoïdale qui lui est propre, faite
de ralentissements et d’accélérations positives ou négatives.

Ces derniers jours, Marseille, a monopoliser les unes
des JT, des radios et des premières pages de la presse écrite. En mal, cela va
presque sans dire (hélas!).

on pourrait croire qu’il s’agit là d’une succession de
nouvelles qui font coïncidence, mais se serait faire preuve d’un détachement
entaché de mauvaise foi. On pourrait aussi se dire que le Marseillais “mangent
leur pain noir” et qu’après l’orage vient le beau temps et ce serait, pour le
coup, être déraisonnablement optimiste, pour ne pas dire aveugle!

 

en peu de temps, nous avons eu la suite du feuilleton
sanglant des Kalachnikovs, la polémique sur le recours à l’armée, l’arrivée
providentielle (?) des investisseurs Qataris, les affaires touchant des élus
qui offrent des “croisières” à leurs “chers” (au propre comme au figuré) administrés,
l’affaire des subventions du conseil régional, celle du conseil général qui
rebondit aujourd’hui avec le volet des appels d’offres et les soupçons de
favoritismes, la chasse au Rroms et la duplicité coupable des pouvoirs publics
locaux… et pour finir la chute de la BAC Nord.

 

Tout ça dans une ambiance générale de décadence, de
passe droit, de résignation et d’abandon. Les déclarations tonitruantes n’y
changent rien, les vue de l’esprit non plus. On vend à l’extérieur, l’image
d’une ville multiculturelle, ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir.
Vue de l’intérieur Marseille est une ville où la gentrysation à marche forcée
voulue par une grande partie de la classe politique locale, fait des ravages en
rejetant progressivement hors du sacrosaint périmètre Euro-méditerranée tous ce
que Marseille ne doit pas montrer pour paraitre belle, attractive, compétitive.
Dans cette obsession municipale hédoniste, il y’a le déni de réalité sur les
pratiques discriminatoires, le séparatisme social et la ghettoïsation
inéluctable des quartiers populaires de Marseille.

 

Cette guerre à la misère se répercute par ricochets
successifs : aussi les habitants des quartiers sud s’organisent et font
pression pour que le logement social ne soit concentré que dans les quartiers
nord, les élus qui les représentent, obnubilés par leur survie électorale (la
Politique n’existe pas à Marseille !) font en sorte depuis des décennies
d’organiser le séparatisme social, relayés en cela par le zèle de certains
bailleurs sociaux qui vont jusqu’à mettre en place un découpage ethnique de
leur parc immobilier. Par voie de conséquence, le dernier arrivé se retrouve
systématiquement au centre de toutes les formes de stigmatisations. Chassés du
centre et du sud de Marseille, les plus pauvres parmi les plus pauvres se
retrouvent rejetés dans les quartiers nord (hier les maghrébins, les africains,
aujourd’hui les Rroms…). Les quartiers nord, lieu de tous les fantasmes, de
toutes les précarités, de toutes les oppressions sociales et économiques, lieu
de désespoir, échec patent des politiques de la ville successives, résultat de
la lâcheté institutionnelle, des postures sans lendemain, des déclarations
enflammées qui génèrent un fol espoir aussitôt déçu ! Lieu de la
ségrégation sociale à la française et du désengagement de l’état. Les quartiers
nord, bastion politique du PS local médiocre et affairiste, dormant sur les
cendres fumantes des concepts éculés de l’électorat captif et de la clientèle
politique. Les quartiers nord, théâtre opérationnel du mépris de la démocratie,
ou plutôt de la pseudo démocratie, vérolée par la féodalité de fait que
provoque l’abus de pratique détestable érigée en institution, Babylon du
clientélisme, Sodome du népotisme, Gomorrhe du post colonialisme…

Sur ce terreau favorable à la rage et à l’amertume, le
court-termisme politique fait le lit de l’extrême droite qui prospère sans même
faire campagne. Les tabous et les verrous sautant les uns après les autres, la
voix de la haine raciale se fait entendre, elle se fait légitime, elle se
prétend de bons sens, elle réécrit la norme.

Pendant ce temps
l’état brandit la « République » comme talisman (dixit Mr
Valls), sans même la définir, sans même se pencher sur l’inégalité de
traitement : pour les cols blancs, l’impunité et la rédemption ! Pour les
voleurs de poules la fermeté et la damnation éternelle ! Pour les nantis
la Corniche, les petits fours et les tapis moelleux ; Pour les démunis, la
mal bouffe, le tabac contrefait et les psychotropes en traitement de
fond !

La touche finale de ce tableau apocalyptique vient
d’être posée avec cette affaire de la BAC Nord. Une leçon pour celles et ceux
qui ne jurent que par le gonflement des effectifs de police sans se poser la
question fondamentale du TYPE de police qu’il faut dans ces quartiers ! Et
surtout du TYPE de relation que l’état veut entretenir avec la population de
ces quartiers !!!

Ces quartiers où les gens ne reçoivent plus leurs
courrier normalement, où la voirie est moins bien maintenue qu’ailleurs, où se
soigner devient de plus en plus difficile (menace sur l’hôpital Laveran, le
centre Paul Paret…), où s’instruire relève de l’exploit, se nourrir et se vêtir
est une gageure pour une multitude de familles, où la culture est une chimère
et les loisirs un espoir lointain…

Malgré tout ce gâchis, Marseille a des atouts, mais
l’heure est grave et il ne sert à rien de les énumérer pour se rassurer.
Marseille a besoin d’un aggiornamento global du sommet jusqu’à la base parce
qu’elle ressemble de plus en plus à une ville en perdition.

Bob Kane et Bill Finger ont imaginé une ville improbable
qu’il situait en Amérique du nord, Gotham City capitale du crime et de la
corruption, la solution aux problèmes de Gotham ils l’avaient trouvé en
inventant Batman.

Nous faut-il attendre l’arrivée d’un Batman ou d’un
Eliott Ness ? Je ne le crois pas, mais l’heure des faux semblant et
derrière nous ! Encore une fois TOUT est à refaire, TOUT est à
réinventer !

 

BENSAADA Mohamed

Pour Quartiers
Nord/ Quartiers Forts

 

Marseille, le 9
Octobre 2012

Réponse à l’intervention de Stéphane Ravier au conseil d’arrondissement du 13/14, en date du 3 Octobre 2012.

Monsieur,

 

De deux choses l’une, soit votre interpellation concernant le projet de la mosquée de la Miséricorde, relève de la manipulation électoraliste
la plus cynique et la plus éhontément fallacieuse ; Soit il s’agit d’une méconnaissance crasse du sujet, qui vous porte à proférer des allégations mensongères, partiales et  partielles.

Dans les deux cas nous ne vous trouvons aucune excuse !

Nous avons notre idée sur la question mais nous la conservons par devers nous pour ne pas être taxés de procès d’intentions.

Dans un souci de transparence, nous allons d’abord vous répondre sur le fond :

Vous prétendez dans, un extraordinaire amalgame de mauvaise foi, qui n’a apparemment d’égal que l’aversion dans laquelle vous tenez vos
voisins et concitoyens de confession musulmane, que les pouvoirs publics financent le culte musulman.

Nous vous mettons au défi de prouver ce que vous avancez ! Chacun sait, que dans votre bouche le mot de laïcité rime
étrangement avec celui d’islamophobie, et que si vous voulez être rassuré sur les relations qu’entretiennent l’état et les collectivités territoriales avec
les musulmans de Marseille il n’y a qu’à voir l’état d’indigence dans lequel se trouvent les « fameuses » 69 mosquées de la cité phocéenne.

Vous comprendrez alors, si vous avez des yeux pour voir, desoreilles pour écouter et un cœur capable, à défaut de sympathie, d’éprouver une
once d’empathie, que vos impôts ne financent pas ces « lieux de cultes ». Lieux de culte, dont la dignité ne repose que sur l’abnégation
admirable des fidèles qui les entretiennent ! Lieux de culte qui dans la quasi-totalité des cas ne sont que des appartements reconfigurés et financés par
les associations cultuelles locales, lieux de culte qui  sont souvent des box de garages exigus et mal isolés, dans lesquels celles et ceux qui y viennent prier et s’y recueillir
sont soumis aux rigueurs du froid et à la moiteur de nos été. Ce chiffre de « 69 mosquées » vous le brandissez à dessein pour faire croire à nos
concitoyens que « l’islamisation de la France » est là, que c’est une réalité menaçante et que l’identité française et provençale n’est plus qu’une
vieille idée. Nostalgie  fantasmée de cette France blanche aux yeux bleus, sans arabes, sans noirs et sans musulmans.

La vérité est toute autre : les musulmans sont effectivement grâce à vous, votre parti et a vos amis du Bloc Identitaire et
autres sinistres groupuscules racistes, la communauté (si l’on essentialise comme vous le faîte systématiquement) la plus dénigrée, la plus discriminée, la
plus stigmatisée !

Vous hurlez votre concept de « préférence nationale » alors qu’il existe de fait : de façon officielle dans l’accès à la
fonction publique et de façon officieuse dans l’inégal accès à l’emploi, au logement, à l’éducation et à la santé !

Vous prétendez que la mise à disposition du terrain impacte directement la crise du logement à Marseille et retire des toits de la tête des
« bon Français », de la même manière que les immigrés retirent le pain de la bouche des Français. En cela vous êtes égal à vous-même, la peur de
l’autre et son rejet, l’exacerbation des différences culturelles comme préalable à la tension des relations et la construction dans l’imaginaire
politique et social français de l’ennemi intérieur. Cet ennemi qui va islamiser la France, violer puis voiler nos chères filles, exterminer nos fils et
transformer nos clochers en minarets ! Interdire la consommation d’alcool et prohiber celle du porc !

Voilà ce que vous vendez Monsieur, du mensonge en container, de la peur en pack et de la haine bouteille.

Dans votre souci de désinformation vous poussez l’amalgame jusqu’à l’absurde relation que vous établissez entre la mosquée de la
Miséricorde et l’émirat du Qatar. Nous tenons à préciser à l’intention de nos concitoyens que vos propos auraient inquiétés, que ce rapport là n’existe que dans votre
tête : c’est le collectif des musulmans du 13/14 qui se chargera du financement, de la conception et de la construction de cet édifice. Sur la base
d’une souscription populaire ouverte aux musulmans et aux non musulmans du quartier, qui ont compris que cette mosquée est un projet qui va au delà de
l’aspect cultuel. Dans l’esprit et le respect des lois de la république, les concepteurs envisagent cet endroit comme un lieu d’échanges cultuels et
culturels, un lieu de dialogue intergénérationnel et intercommunautaire.

Un lieu de paix, de sérénité et de spiritualité comme le sont les autres édifices religieux du quartier.

Votre aveuglement vous pousse à tirer des conclusions hâtives, non vérifiées et pleines d’a priori : vous citez Mme Hadj Chick,
parce que son patronyme la place de facto dans l’ambigüité, la duplicité et la double allégeance…et c’est une de vos habitudes, puisque pour vous la
préférence nationale va jusqu’à suspecter les « français de papiers », surtout s’ils/elles siègent, tout comme vous,  dans des instances représentatives du peuple
et que bien entendu ils/elles conspirent indubitablement (de l’intérieur) à la création du futur Califat de France !

Si vous aviez pris le temps de faire votre travail d’élu sérieusement, vous vous seriez très vite rendu compte que ni le Qatar, ni
aucune autre puissance étrangère, ni aucun élu de votre mairie du 13/14, ni même l’état français ne participe au soutien de ce projet. Projet porté à bout
de bras par la volonté des habitants du quartier en lutte pour leur dignité, parce que ces gens que vous stigmatisez sont en France depuis des décennies,
qu’ils y ont travaillés, fondés des familles, contribués à la richesse nationale. Parce que leur passé est là , de même que leur avenir. Parce qu’ils
entendent jouir des mêmes droits que tous les autres, et qu’ils n’ont pas besoin de vous pour leur rappeler leurs devoirs. Parce que dans ces quartiers
les gens croient encore en l’égalité et en la bienveillance de l’état, pendant que vous ne rêvez qu’a un nouvel apartheid !

Nous faisons partie du comité de soutien au projet de cette mosquée, et c’est en notre nom propre que nous vous répondons, Quartiers
Nord/Quartiers Forts. Parce que nous connaissons l’humilité des gens qui composent le collectif des musulmans du 13/14 et qu’ils seraient même prêts,
dans leur incommensurable générosité à discuter avec vous, pour vous prouver que vous avez tort !  Nous n’avons
pas (ou plus) leur bonté et nous répondons à votre mépris par un mépris équivalent!

Triste ironie, vous parlez de résistance et de collaboration dans votre prise de parole, sans vous souvenir ce qui caractérise votre
tradition politique. Vous ne « capitulez » pas, rassurez vous les habitants du quartier non plus…Et vous apprendrez pour votre gouverne qu’a
nos yeux vous êtes ni la France, ni la république, loin s’en faut!

 

Marseille, le 7 Octobre 2012

Quartiers Nord/ Quartiers Forts

L’Heure des ténèbres.

 

En tout premier lieu nous souhaitons du haut de notre insignifiance témoigner notre compassion aux Roms qui ont été si terriblement et si injustement brutalisés ces derniers jours dans un quartier du nord de Marseille.

Notre engagement militant n’est fait que de lutte contre l’injustice, de luttes contre TOUTES les injustices !

A nos yeux, rien n’excuse la violence, rien n’excuse le mépris, rien n’excuse l’indifférence et le déni de l’autre !

Si nous entendons l’exaspération des riverains, nous ne comprenons pas que celle-ci soit dirigée à l’encontre du plus faible, du plus démuni.

 Mille fois nous avons appelé à la convergence des luttes et mille fois nous avons rappelé qu’il n’y avait d’issue que dans notre humanité, dans notre capacité à nous comprendre. Mille fois encore nous avons dit que des solutions étaient envisageables et possibles !

 N’eut été le cynisme électoraliste et la chaîne de responsabilité, clairement identifiable, de toutes celles et ceux qui ont laissé monté la colère en se rejetant mutuellement la responsabilité des exactions à venir.

Ce qui s’est passé ce jour là restera gravé dans la mémoire des habitants de ce camp, et dans l’histoire de Marseille comme un jour d’infamie !

Nous savons, à quel point la vie est dure dans nos quartiers paupérisés, ghettoïsés, ethnicisés et nous savons combien, le manque de considération, la relégation sociale et l’indigence peuvent nous aliéner individuellement et collectivement ! Tout ça nous le savons parce que nous le vivons !

Mais nous savons aussi que ceux qui appellent au rejet de l’autre, à la division et à la création de « milices d’autodéfenses » sont des inconséquents qui finiront dans les poubelles de l’Histoire.

QN/QF* est une association de quartier, dont les membres sont majoritairement issus de l’immigration post coloniale, c’est un fait, pas une volonté ostentatoire ! Cette singularité fait que nous savons d’où nous venons, qui nous sommes et quel monde nous voulons. Nous savons que le partage est une discipline mais qu’il donne du sens à notre existence ! Nous avons, pour la plupart vu nos parents trimer jusqu’à un âge avancé, nous avons vu leurs échines se courber, leurs mains se fissurer, leurs joues se creuser…nous l’avons vu, nous l’avons intégré dans nos existences, cela aurait pu nous rendre amers, égoïstes et hargneux, mais nous les avons aussi vu partager le sel et le pain avec leurs voisins, inviter les nouveaux arrivants à s’assoir autour de la table de repas, déjà largement surpeuplée. Et cet héritage ils/elles nous l’ont légué dans notre souci de la famille, dans l’affection que nous portons à nos proches et dans l’empathie que nous mettons au centre de toutes nos réflexions.

Nous disons cela, non pas pour paraître meilleurs…nous ne le sommes pas !

Nous disons cela, non pas pour être aimables ou politiquement correct…nous ne le sommes pas !

Nous le disons parce que, nombreux sont ceux qui se trompent de cibles et de moyens. Nous le disons parce que nous avons une conscience aigüe de ce que le mot intraduisible de « Hoggra » veut dire.

Nous le disons parce que la Droite populaire et le FN ne tarderont pas à se délecter de cet accès de fureur, pour semer la confusion dans l’opinion publique et faire accroire que la xénophobie est la norme et que c’est une voie plausible pour gérer les affaires publiques ! Nous savons qu’ils/elles ne vont pas tarder à s’en faire des gorges chaudes pour faire sauter les derniers verrous de langages et de postures qui nous permettent encore de vivre dans un monde a peu près « civilisé ».

Nous disons le peu que nous savons avec le cœur et la raison pour que la sérénité revienne dans nos quartiers. Nous le disons parce que le temps des tables rondes est derrière nous, celui des drames et des responsabilités est déjà là. Nous le disons parce que l’heure est aux décisions.

Les tergiversations malsaines, les renvois de balles à répétition condamnent la pusillanimité, la couardise et l’incurie des responsables politiques qui en sont les auteurs !

Des actes, Du courage, Mesdames et Messieurs !

Trouvez des terrains pour les Roms qui leurs permettent de s’installer en toute dignité et en toute sécurité !

Trouvez des solutions innovantes pour nos quartiers : de l’emploi, des logements salubres, de l’éducation et de la culture accessible à tous, des soins de qualités et des perspectives d’avenir !!!

C’est énorme, mais c’est le prix à payer si nous voulons sortir des ténèbres dans lesquelles nous nous enfonçons.

 

BENSAADA Mohamed

Pour Quartiers Nord/Quartiers Forts

 

 

QN/QF* =  Quartiers Nord/Quartiers Forts

Non à l’austérité permanente!

Non à l’austérité permanente! CCA

Non à l’austérité permanente!

COLLECTIF LOCAL CONTRE LE TRAITE EUROPEEN DE L’AUSTERITE (TSCG)

Tous ensemble, manifestons à Paris le 30 septembre

En octobre, le parlement doit se prononcer sur le Traité pour la
Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG). Ce traité impose à toute
l’Europe l’austérité et la soumission à la finance. La politique budgétaire de
chaque Etat ne sera plus décidée par les gouvernements élus par les peuples
mais sera soumise au diktat de la Commission européenne.

Au nom de la rigueur, ce sont les services publics, les politiques
de solidarité, la protection sociale et les mesures en faveur de
l’environnement qui seront supprimés. Le traité impose que la dette de l’Etat
ne dépasse pas 0.5% du PIB. L’Etat n’aura plus aucune possibilité de mener une
quelconque politique !

Ce sont encore les plus précaires qui vont être victimes de cela.
Et la politique de l’emploi qui ne sera pas relancée.

En janvier
2012, le candidat François Hollande voulait combattre le monde de la finance
qu’il désignait comme une menace pour la démocratie. Au lieu de cela il a signé
ce traité qui donne raison à Nicolas Sarkozy !

Et si les Etats ne se soumettent pas, des sanctions financières
seront appliquées par la Cour européenne de Justice, ce qui aggravera encore
plus les difficultés des peuples !

Aujourd’hui
alors que l’activité s’affaiblit dans toute l’Europe, que les licenciements se
multiplient, il y a urgence à sortir de cette spirale infernale.

Urgence
d’ouvrir une autre issue politique à gauche pour sortir de la crise.

Urgence à se
confronter à la finance, à faire entendre la voix des peuples d’Europe et
donner la priorité aux besoins sociaux et environnementaux.

Pour cela la
France doit refuser de ratifier le traité !

REUNION
PUBLIQUE LE 25 SEPTEMBRE 2012

12 rue de la carriere St Gabriel 13014 Marseille

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