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Manif 1er Juin 2013 – 14H Escaliers Gare St Charles

Manif 1er Juin 2013 - 14H Escaliers Gare St Charles dans Local stopviolence1-150x140« NON A TOUTES LES FORMES DE VIOLENCE : Nous aussi nous aimons nos enfants, et nous sommes fatigués de les accompagner jusqu’à leurs tombes ! » Nous ne supportons plus d’être montrés du doigt, d’être assimilés à l’image des violences, des mafias et des assassinats qui endeuillent notre ville et nos vies à jamais. Au-delà de l’émotion et de la douleur, le constat est partagé : la dérive et la banalisation de la violence ne sont que la résultante d’un profond malaise social.

« Egalité des Droits, Egalité de traitement, JUSTICE POUR TOUS et PARTOUT ! »

Nous ne supportons plus les discriminations à notre égard et celui de nos enfants. Nous ne supportons pas les inégalités face à l’école et la formation des jeunes, l’emploi, la maladie et les difficultés de la vie, simplement parce que nous vivons dans des quartiers qui ont été volontairement abandonnés et qui se sont transformés en ghettos, engloutissant notre confiance et nos combats !

« Un Avenir pour nos Enfants, MAINTENANT ! »

Nous ne sommes pas responsables du chômage, de la pauvreté, de l’échec scolaire, des logements délabrés, des quartiers délaissés, des services publics dépassés, de l’absence de jardins d’enfants, d’équipements sportifs et culturels pour les adolescents, de l’absence de traitement adapté pour lutter contre le chômage et pour la formation des jeunes de nos quartiers ; autant de violences quotidiennes.

« Nous voulons l’Etat de Droit même dans nos quartiers populaires ! »

Nous refusons toutes les violences qui endeuillent nos quartiers. La République de l’égalité, de la fraternité, de la vraie liberté de vivre en sécurité, a abandonné nos quartiers ; nous demandons un vrai plan d’urgence pour ramener tous les services publics, en concertation avec les habitants, et dès maintenant !

« La Police OUI, pour nous Protéger, pas pour nous Enfermer ! »

Nous ne supportons plus les trafics de drogue sans aucun moyen de prévenir, de résister et de soigner. Nous ne supportons plus que la seule réponse soit le déploiement de forces de police agressives qui déplacent le problème sans jamais le résoudre. Nous voulons une police exemplaire et de proximité.

« Nous sommes des citoyens pas des victimes ni des complices ! »

NOUS LES FAMILLES, nous voulons parler, nous voulons comprendre, nous voulons des réponses, nous voulons être entendues, nous voulons agir. Nous avons des demandes précises, élaborées en commun avec les acteurs de terrain, et nous voulons les faire entendre pour qu’elles soient mises en œuvre.

Nous sommes des citoyens responsables et nous disons ensemble, « ce n’est plus possible » !

C’est pourquoi nous marcherons le 1° Juin de la gare St Charles à la préfecture. Et nous appelons tous, les marseillaises et les marseillais qui veulent vivre ensemble dans la paix et la diversité, à nous rejoindre.

RENDEZ-VOUS SAMEDI 1° JUIN à 14H30 AUX ESCALIERS DE LA GARE St CHARLES Appel des collectifs d’Habitants des quartiers populaires Pour nous rejoindre, participer, soutenir : <collectif1erjuin@gmail.com>

 

Pour signer cet appel en ligne : http://www.petitionduweb.com/Petition_egalite_de_droit_pour_les_quartiers_populaires-1001083.html

ASSEMBLEE POPULAIRE A L’AGORA MERCREDI 15 MAI A 18H

ASSEMBLEE POPULAIRE A L'AGORA MERCREDI 15 MAI A 18H dans Local aff-agora1

Bienvenue à Gotham City

l’ histoire n’est pas une longue succession d’évènements
linéaires. Elle poursuit une trajectoire sinusoïdale qui lui est propre, faite
de ralentissements et d’accélérations positives ou négatives.

Ces derniers jours, Marseille, a monopoliser les unes
des JT, des radios et des premières pages de la presse écrite. En mal, cela va
presque sans dire (hélas!).

on pourrait croire qu’il s’agit là d’une succession de
nouvelles qui font coïncidence, mais se serait faire preuve d’un détachement
entaché de mauvaise foi. On pourrait aussi se dire que le Marseillais “mangent
leur pain noir” et qu’après l’orage vient le beau temps et ce serait, pour le
coup, être déraisonnablement optimiste, pour ne pas dire aveugle!

 

en peu de temps, nous avons eu la suite du feuilleton
sanglant des Kalachnikovs, la polémique sur le recours à l’armée, l’arrivée
providentielle (?) des investisseurs Qataris, les affaires touchant des élus
qui offrent des “croisières” à leurs “chers” (au propre comme au figuré) administrés,
l’affaire des subventions du conseil régional, celle du conseil général qui
rebondit aujourd’hui avec le volet des appels d’offres et les soupçons de
favoritismes, la chasse au Rroms et la duplicité coupable des pouvoirs publics
locaux… et pour finir la chute de la BAC Nord.

 

Tout ça dans une ambiance générale de décadence, de
passe droit, de résignation et d’abandon. Les déclarations tonitruantes n’y
changent rien, les vue de l’esprit non plus. On vend à l’extérieur, l’image
d’une ville multiculturelle, ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir.
Vue de l’intérieur Marseille est une ville où la gentrysation à marche forcée
voulue par une grande partie de la classe politique locale, fait des ravages en
rejetant progressivement hors du sacrosaint périmètre Euro-méditerranée tous ce
que Marseille ne doit pas montrer pour paraitre belle, attractive, compétitive.
Dans cette obsession municipale hédoniste, il y’a le déni de réalité sur les
pratiques discriminatoires, le séparatisme social et la ghettoïsation
inéluctable des quartiers populaires de Marseille.

 

Cette guerre à la misère se répercute par ricochets
successifs : aussi les habitants des quartiers sud s’organisent et font
pression pour que le logement social ne soit concentré que dans les quartiers
nord, les élus qui les représentent, obnubilés par leur survie électorale (la
Politique n’existe pas à Marseille !) font en sorte depuis des décennies
d’organiser le séparatisme social, relayés en cela par le zèle de certains
bailleurs sociaux qui vont jusqu’à mettre en place un découpage ethnique de
leur parc immobilier. Par voie de conséquence, le dernier arrivé se retrouve
systématiquement au centre de toutes les formes de stigmatisations. Chassés du
centre et du sud de Marseille, les plus pauvres parmi les plus pauvres se
retrouvent rejetés dans les quartiers nord (hier les maghrébins, les africains,
aujourd’hui les Rroms…). Les quartiers nord, lieu de tous les fantasmes, de
toutes les précarités, de toutes les oppressions sociales et économiques, lieu
de désespoir, échec patent des politiques de la ville successives, résultat de
la lâcheté institutionnelle, des postures sans lendemain, des déclarations
enflammées qui génèrent un fol espoir aussitôt déçu ! Lieu de la
ségrégation sociale à la française et du désengagement de l’état. Les quartiers
nord, bastion politique du PS local médiocre et affairiste, dormant sur les
cendres fumantes des concepts éculés de l’électorat captif et de la clientèle
politique. Les quartiers nord, théâtre opérationnel du mépris de la démocratie,
ou plutôt de la pseudo démocratie, vérolée par la féodalité de fait que
provoque l’abus de pratique détestable érigée en institution, Babylon du
clientélisme, Sodome du népotisme, Gomorrhe du post colonialisme…

Sur ce terreau favorable à la rage et à l’amertume, le
court-termisme politique fait le lit de l’extrême droite qui prospère sans même
faire campagne. Les tabous et les verrous sautant les uns après les autres, la
voix de la haine raciale se fait entendre, elle se fait légitime, elle se
prétend de bons sens, elle réécrit la norme.

Pendant ce temps
l’état brandit la « République » comme talisman (dixit Mr
Valls), sans même la définir, sans même se pencher sur l’inégalité de
traitement : pour les cols blancs, l’impunité et la rédemption ! Pour les
voleurs de poules la fermeté et la damnation éternelle ! Pour les nantis
la Corniche, les petits fours et les tapis moelleux ; Pour les démunis, la
mal bouffe, le tabac contrefait et les psychotropes en traitement de
fond !

La touche finale de ce tableau apocalyptique vient
d’être posée avec cette affaire de la BAC Nord. Une leçon pour celles et ceux
qui ne jurent que par le gonflement des effectifs de police sans se poser la
question fondamentale du TYPE de police qu’il faut dans ces quartiers ! Et
surtout du TYPE de relation que l’état veut entretenir avec la population de
ces quartiers !!!

Ces quartiers où les gens ne reçoivent plus leurs
courrier normalement, où la voirie est moins bien maintenue qu’ailleurs, où se
soigner devient de plus en plus difficile (menace sur l’hôpital Laveran, le
centre Paul Paret…), où s’instruire relève de l’exploit, se nourrir et se vêtir
est une gageure pour une multitude de familles, où la culture est une chimère
et les loisirs un espoir lointain…

Malgré tout ce gâchis, Marseille a des atouts, mais
l’heure est grave et il ne sert à rien de les énumérer pour se rassurer.
Marseille a besoin d’un aggiornamento global du sommet jusqu’à la base parce
qu’elle ressemble de plus en plus à une ville en perdition.

Bob Kane et Bill Finger ont imaginé une ville improbable
qu’il situait en Amérique du nord, Gotham City capitale du crime et de la
corruption, la solution aux problèmes de Gotham ils l’avaient trouvé en
inventant Batman.

Nous faut-il attendre l’arrivée d’un Batman ou d’un
Eliott Ness ? Je ne le crois pas, mais l’heure des faux semblant et
derrière nous ! Encore une fois TOUT est à refaire, TOUT est à
réinventer !

 

BENSAADA Mohamed

Pour Quartiers
Nord/ Quartiers Forts

 

Marseille, le 9
Octobre 2012

Réponse à l’intervention de Stéphane Ravier au conseil d’arrondissement du 13/14, en date du 3 Octobre 2012.

Monsieur,

 

De deux choses l’une, soit votre interpellation concernant le projet de la mosquée de la Miséricorde, relève de la manipulation électoraliste
la plus cynique et la plus éhontément fallacieuse ; Soit il s’agit d’une méconnaissance crasse du sujet, qui vous porte à proférer des allégations mensongères, partiales et  partielles.

Dans les deux cas nous ne vous trouvons aucune excuse !

Nous avons notre idée sur la question mais nous la conservons par devers nous pour ne pas être taxés de procès d’intentions.

Dans un souci de transparence, nous allons d’abord vous répondre sur le fond :

Vous prétendez dans, un extraordinaire amalgame de mauvaise foi, qui n’a apparemment d’égal que l’aversion dans laquelle vous tenez vos
voisins et concitoyens de confession musulmane, que les pouvoirs publics financent le culte musulman.

Nous vous mettons au défi de prouver ce que vous avancez ! Chacun sait, que dans votre bouche le mot de laïcité rime
étrangement avec celui d’islamophobie, et que si vous voulez être rassuré sur les relations qu’entretiennent l’état et les collectivités territoriales avec
les musulmans de Marseille il n’y a qu’à voir l’état d’indigence dans lequel se trouvent les « fameuses » 69 mosquées de la cité phocéenne.

Vous comprendrez alors, si vous avez des yeux pour voir, desoreilles pour écouter et un cœur capable, à défaut de sympathie, d’éprouver une
once d’empathie, que vos impôts ne financent pas ces « lieux de cultes ». Lieux de culte, dont la dignité ne repose que sur l’abnégation
admirable des fidèles qui les entretiennent ! Lieux de culte qui dans la quasi-totalité des cas ne sont que des appartements reconfigurés et financés par
les associations cultuelles locales, lieux de culte qui  sont souvent des box de garages exigus et mal isolés, dans lesquels celles et ceux qui y viennent prier et s’y recueillir
sont soumis aux rigueurs du froid et à la moiteur de nos été. Ce chiffre de « 69 mosquées » vous le brandissez à dessein pour faire croire à nos
concitoyens que « l’islamisation de la France » est là, que c’est une réalité menaçante et que l’identité française et provençale n’est plus qu’une
vieille idée. Nostalgie  fantasmée de cette France blanche aux yeux bleus, sans arabes, sans noirs et sans musulmans.

La vérité est toute autre : les musulmans sont effectivement grâce à vous, votre parti et a vos amis du Bloc Identitaire et
autres sinistres groupuscules racistes, la communauté (si l’on essentialise comme vous le faîte systématiquement) la plus dénigrée, la plus discriminée, la
plus stigmatisée !

Vous hurlez votre concept de « préférence nationale » alors qu’il existe de fait : de façon officielle dans l’accès à la
fonction publique et de façon officieuse dans l’inégal accès à l’emploi, au logement, à l’éducation et à la santé !

Vous prétendez que la mise à disposition du terrain impacte directement la crise du logement à Marseille et retire des toits de la tête des
« bon Français », de la même manière que les immigrés retirent le pain de la bouche des Français. En cela vous êtes égal à vous-même, la peur de
l’autre et son rejet, l’exacerbation des différences culturelles comme préalable à la tension des relations et la construction dans l’imaginaire
politique et social français de l’ennemi intérieur. Cet ennemi qui va islamiser la France, violer puis voiler nos chères filles, exterminer nos fils et
transformer nos clochers en minarets ! Interdire la consommation d’alcool et prohiber celle du porc !

Voilà ce que vous vendez Monsieur, du mensonge en container, de la peur en pack et de la haine bouteille.

Dans votre souci de désinformation vous poussez l’amalgame jusqu’à l’absurde relation que vous établissez entre la mosquée de la
Miséricorde et l’émirat du Qatar. Nous tenons à préciser à l’intention de nos concitoyens que vos propos auraient inquiétés, que ce rapport là n’existe que dans votre
tête : c’est le collectif des musulmans du 13/14 qui se chargera du financement, de la conception et de la construction de cet édifice. Sur la base
d’une souscription populaire ouverte aux musulmans et aux non musulmans du quartier, qui ont compris que cette mosquée est un projet qui va au delà de
l’aspect cultuel. Dans l’esprit et le respect des lois de la république, les concepteurs envisagent cet endroit comme un lieu d’échanges cultuels et
culturels, un lieu de dialogue intergénérationnel et intercommunautaire.

Un lieu de paix, de sérénité et de spiritualité comme le sont les autres édifices religieux du quartier.

Votre aveuglement vous pousse à tirer des conclusions hâtives, non vérifiées et pleines d’a priori : vous citez Mme Hadj Chick,
parce que son patronyme la place de facto dans l’ambigüité, la duplicité et la double allégeance…et c’est une de vos habitudes, puisque pour vous la
préférence nationale va jusqu’à suspecter les « français de papiers », surtout s’ils/elles siègent, tout comme vous,  dans des instances représentatives du peuple
et que bien entendu ils/elles conspirent indubitablement (de l’intérieur) à la création du futur Califat de France !

Si vous aviez pris le temps de faire votre travail d’élu sérieusement, vous vous seriez très vite rendu compte que ni le Qatar, ni
aucune autre puissance étrangère, ni aucun élu de votre mairie du 13/14, ni même l’état français ne participe au soutien de ce projet. Projet porté à bout
de bras par la volonté des habitants du quartier en lutte pour leur dignité, parce que ces gens que vous stigmatisez sont en France depuis des décennies,
qu’ils y ont travaillés, fondés des familles, contribués à la richesse nationale. Parce que leur passé est là , de même que leur avenir. Parce qu’ils
entendent jouir des mêmes droits que tous les autres, et qu’ils n’ont pas besoin de vous pour leur rappeler leurs devoirs. Parce que dans ces quartiers
les gens croient encore en l’égalité et en la bienveillance de l’état, pendant que vous ne rêvez qu’a un nouvel apartheid !

Nous faisons partie du comité de soutien au projet de cette mosquée, et c’est en notre nom propre que nous vous répondons, Quartiers
Nord/Quartiers Forts. Parce que nous connaissons l’humilité des gens qui composent le collectif des musulmans du 13/14 et qu’ils seraient même prêts,
dans leur incommensurable générosité à discuter avec vous, pour vous prouver que vous avez tort !  Nous n’avons
pas (ou plus) leur bonté et nous répondons à votre mépris par un mépris équivalent!

Triste ironie, vous parlez de résistance et de collaboration dans votre prise de parole, sans vous souvenir ce qui caractérise votre
tradition politique. Vous ne « capitulez » pas, rassurez vous les habitants du quartier non plus…Et vous apprendrez pour votre gouverne qu’a
nos yeux vous êtes ni la France, ni la république, loin s’en faut!

 

Marseille, le 7 Octobre 2012

Quartiers Nord/ Quartiers Forts

L’Heure des ténèbres.

 

En tout premier lieu nous souhaitons du haut de notre insignifiance témoigner notre compassion aux Roms qui ont été si terriblement et si injustement brutalisés ces derniers jours dans un quartier du nord de Marseille.

Notre engagement militant n’est fait que de lutte contre l’injustice, de luttes contre TOUTES les injustices !

A nos yeux, rien n’excuse la violence, rien n’excuse le mépris, rien n’excuse l’indifférence et le déni de l’autre !

Si nous entendons l’exaspération des riverains, nous ne comprenons pas que celle-ci soit dirigée à l’encontre du plus faible, du plus démuni.

 Mille fois nous avons appelé à la convergence des luttes et mille fois nous avons rappelé qu’il n’y avait d’issue que dans notre humanité, dans notre capacité à nous comprendre. Mille fois encore nous avons dit que des solutions étaient envisageables et possibles !

 N’eut été le cynisme électoraliste et la chaîne de responsabilité, clairement identifiable, de toutes celles et ceux qui ont laissé monté la colère en se rejetant mutuellement la responsabilité des exactions à venir.

Ce qui s’est passé ce jour là restera gravé dans la mémoire des habitants de ce camp, et dans l’histoire de Marseille comme un jour d’infamie !

Nous savons, à quel point la vie est dure dans nos quartiers paupérisés, ghettoïsés, ethnicisés et nous savons combien, le manque de considération, la relégation sociale et l’indigence peuvent nous aliéner individuellement et collectivement ! Tout ça nous le savons parce que nous le vivons !

Mais nous savons aussi que ceux qui appellent au rejet de l’autre, à la division et à la création de « milices d’autodéfenses » sont des inconséquents qui finiront dans les poubelles de l’Histoire.

QN/QF* est une association de quartier, dont les membres sont majoritairement issus de l’immigration post coloniale, c’est un fait, pas une volonté ostentatoire ! Cette singularité fait que nous savons d’où nous venons, qui nous sommes et quel monde nous voulons. Nous savons que le partage est une discipline mais qu’il donne du sens à notre existence ! Nous avons, pour la plupart vu nos parents trimer jusqu’à un âge avancé, nous avons vu leurs échines se courber, leurs mains se fissurer, leurs joues se creuser…nous l’avons vu, nous l’avons intégré dans nos existences, cela aurait pu nous rendre amers, égoïstes et hargneux, mais nous les avons aussi vu partager le sel et le pain avec leurs voisins, inviter les nouveaux arrivants à s’assoir autour de la table de repas, déjà largement surpeuplée. Et cet héritage ils/elles nous l’ont légué dans notre souci de la famille, dans l’affection que nous portons à nos proches et dans l’empathie que nous mettons au centre de toutes nos réflexions.

Nous disons cela, non pas pour paraître meilleurs…nous ne le sommes pas !

Nous disons cela, non pas pour être aimables ou politiquement correct…nous ne le sommes pas !

Nous le disons parce que, nombreux sont ceux qui se trompent de cibles et de moyens. Nous le disons parce que nous avons une conscience aigüe de ce que le mot intraduisible de « Hoggra » veut dire.

Nous le disons parce que la Droite populaire et le FN ne tarderont pas à se délecter de cet accès de fureur, pour semer la confusion dans l’opinion publique et faire accroire que la xénophobie est la norme et que c’est une voie plausible pour gérer les affaires publiques ! Nous savons qu’ils/elles ne vont pas tarder à s’en faire des gorges chaudes pour faire sauter les derniers verrous de langages et de postures qui nous permettent encore de vivre dans un monde a peu près « civilisé ».

Nous disons le peu que nous savons avec le cœur et la raison pour que la sérénité revienne dans nos quartiers. Nous le disons parce que le temps des tables rondes est derrière nous, celui des drames et des responsabilités est déjà là. Nous le disons parce que l’heure est aux décisions.

Les tergiversations malsaines, les renvois de balles à répétition condamnent la pusillanimité, la couardise et l’incurie des responsables politiques qui en sont les auteurs !

Des actes, Du courage, Mesdames et Messieurs !

Trouvez des terrains pour les Roms qui leurs permettent de s’installer en toute dignité et en toute sécurité !

Trouvez des solutions innovantes pour nos quartiers : de l’emploi, des logements salubres, de l’éducation et de la culture accessible à tous, des soins de qualités et des perspectives d’avenir !!!

C’est énorme, mais c’est le prix à payer si nous voulons sortir des ténèbres dans lesquelles nous nous enfonçons.

 

BENSAADA Mohamed

Pour Quartiers Nord/Quartiers Forts

 

 

QN/QF* =  Quartiers Nord/Quartiers Forts

Non à l’austérité permanente!

COLLECTIF LOCAL CONTRE LE TRAITE EUROPEEN DE L’AUSTERITE (TSCG)

Tous ensemble, manifestons à Paris le 30 septembre

En octobre, le parlement doit se prononcer sur le Traité pour la
Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG). Ce traité impose à toute
l’Europe l’austérité et la soumission à la finance. La politique budgétaire de
chaque Etat ne sera plus décidée par les gouvernements élus par les peuples
mais sera soumise au diktat de la Commission européenne.

Au nom de la rigueur, ce sont les services publics, les politiques
de solidarité, la protection sociale et les mesures en faveur de
l’environnement qui seront supprimés. Le traité impose que la dette de l’Etat
ne dépasse pas 0.5% du PIB. L’Etat n’aura plus aucune possibilité de mener une
quelconque politique !

Ce sont encore les plus précaires qui vont être victimes de cela.
Et la politique de l’emploi qui ne sera pas relancée.

En janvier
2012, le candidat François Hollande voulait combattre le monde de la finance
qu’il désignait comme une menace pour la démocratie. Au lieu de cela il a signé
ce traité qui donne raison à Nicolas Sarkozy !

Et si les Etats ne se soumettent pas, des sanctions financières
seront appliquées par la Cour européenne de Justice, ce qui aggravera encore
plus les difficultés des peuples !

Aujourd’hui
alors que l’activité s’affaiblit dans toute l’Europe, que les licenciements se
multiplient, il y a urgence à sortir de cette spirale infernale.

Urgence
d’ouvrir une autre issue politique à gauche pour sortir de la crise.

Urgence à se
confronter à la finance, à faire entendre la voix des peuples d’Europe et
donner la priorité aux besoins sociaux et environnementaux.

Pour cela la
France doit refuser de ratifier le traité !

REUNION
PUBLIQUE LE 25 SEPTEMBRE 2012

12 rue de la carriere St Gabriel 13014 Marseille

Fusillade à la Rose: De Profundis…

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Nous écrivons ces quelques mots à l’adresse de toutes celles et ceux qui œuvrent pour une réhabilitation sociale réelle des quartiers populaires. Nous savons à quel point ce genre d’événement  peut devenir l’instrument de telle ou telle idéologie. Nous savons que les enjeux et les objectifs  de ceux qui s’expriment sur ces affaires sont éloignés de la réalité des habitants des quartiers populaires.

A l’unisson les responsables politiques veulent augmenter le système répressif et veulent repeindre en bleu CRS la totalité de nos quartiers. Soit, mais examinons la part de démagogie et l’économie de réflexion profonde sur le sujet qu’il y’a dans ce genre de réclamations.

L’état peut il assurer la sécurité de tous les habitants des quartiers populaires ? La réponse est non !

L’état a-t-il la volonté de mettre fin aux trafics en tous genres qui alimentent l’économie parallèle ? La réponse est encore non ! A la première question la réponse est non, parce qu’elle n’est ni souhaitée, ni souhaitable. Un policier derrière chaque  habitant cela relève du phantasme frontiste ou du cauchemar sécuritaire le plus abouti. De plus cela n’équivaudrait dans l’esprit des gens qu’à les stigmatiser et à les isoler un peu plus au lieu de desserrer l’étau sociétal que 30 années de politique de la ville inadaptées à mis en place ! A la deuxième question la réponse est encore non, car derrière les postures et les bravades ce système convient parfaitement à  l’élite politique et à une grande partie de la société française :

Lorsque les ténors surenchérissent sur le besoin d’effectifs supplémentaires et remettent en cause (sans en avoir l’air) la probité et l’honnêteté des habitants des quartiers populaires en leur demandant « plus de collaboration » avec les forces de l’ordre. Ces derniers se dédouanent  à bon compte de leurs propres responsabilités, en insinuant que les habitants des quartiers populaires ont fait le choix volontaire  de se soumettre à un ordre qui n’est pas celui du reste des territoires soumis à la législation française. Ils omettent, à dessein, que l’économie parallèle qu’ils/elles fustigent, est une soupape  économique colossale, qui permet de se décharger aisément  de la prise en charge de milliers de familles pauvres dans nos quartiers et plus cyniquement encore de confiner le malaise des quartiers à l’intérieur des quartiers ! Pour suivre notre raisonnement il faut un minimum de capacité d’empathie, et arrêter de prendre le problème par le mauvais bout de
la lorgnette. L’état et les collectivités territoriales se sont désengagés progressivement   de ces quartiers, laissant les habitants dans un sentiment d’abandon et de défiance à l’égard des institutions très avancé. Ce ressentiment est le résultat d’une somme de frustrations individuelles et collectives. Les programmes de réhabilitation qui ne s’occupent que du bâti, les plans banlieues qui ne servent qu’a promouvoir leur concepteur, le taux de chômage cataclysmique et la précarité comme mode de vie, la désertification sanitaire, culturelle et l’offre éducative qui prépare nos enfants à accepter leurs destins. Les fables sur l’égalitarisme et sur l’exemplarité républicaine…toutes ces choses de la vie qui vous font accepter votre statut social de sous citoyen, « d’assisté », de nuisible, cette dévalorisation permanente de nos voisins, de nos familles, de nos anciens et de nos jeunes qui nous maintiennent dans le déclassement social en nous faisant miroiter les chimères méritocrates ou la fortune « au tirage ou au grattage » !

Mme Le Pen s’est exprimée sur le sujet en réclamant la peine de mort pour les trafiquants de drogues ! Et à quand l’autorisation de la gégène lors des interrogatoires ? Cette prise de position assumée n’est pas anecdotique ou caricaturale, elle n’est que la traduction brutale, radicale de la pensée de l’ensemble du corps politique ! Elle réclame des sentences exemplaires (inconstitutionnelle, par ailleurs) parce qu’elle sait pertinemment que ses enfants et  que les enfants des classes sociales favorisées ne seront jamais concernés par  ces jugements. Ce sont effectivement et systématiquement, les fils de pauvres qui continuerons à braver le système et à verser dans l’illicite pour essayer de s’extraire socialement du marasme (nous n’excusons pas, mais nous comprenons) ! Pendant ce temps ils continueront de fournir de « l’évasion et du fun à fumer » aux bourgeois qui vient se fournir au Clos ou ailleurs, aux étudiants en pleine crise de rébellion, aux quadras et aux quinquas amateur de sensation fortes…

Ceux là ne seront jamais inquiétés, même si c’est eux qui rendent ce système si lucratif. Pour parler de ces sujets il faut appréhender l’ensemble des rouages du mécanisme mortifère de l’économie parallèle et arrêter de tirer des conclusions simplistes, même si la politique de comptoir est actuellement érigée en système de réflexion et de décision politique ! Pour cela nous réclamons une réflexion nationale d’envergure sur l’ensemble des problématiques sociales des quartiers populaires. Nous exigeons le recadrage du débat dans le sens de la construction de solutions collectives viables et durables pour les habitants de nos quartiers ! Nous réclamons un moratoire sur le logement et l’emploi dans nos quartiers ! Nous demandons un débat sur la formation de nos jeunes, la prise en charge de nos vieux et la réhabilitation sociale du cadre de vie des habitants des quartiers populaires ! Nous souhaitons que l’on entame une réflexion approfondie pour la réintroduction et la démocratisation de la culture dans nos quartiers. A l’heure des coupes budgétaires nous exhortons l’ensemble des partenaires institutionnels à faire un maximum d’effort dans le domaine de l’éducation et de l’accompagnement scolaire ! Nous demandons avec force un débat national sur la dépénalisation du Cannabis et un effort conséquent autour de la prise en charge de la toxicomanie !

Nous demandons tout cela et plus encore, parce que nous sommes accablés par ce qui vient de se passer le 19 Novembre à
la Rose. Il est inacceptable que sous nos fenêtres nos enfants s’entretuent à l’arme lourde et que rien ne soit fait réellement pour que tout cela s’arrête ! Nous avons une pensée émue pour les victimes et leurs familles, du fond du cœur nous souhaitons leur exprimer notre sollicitude et notre compassion. Nous avons une pensée fraternelle et solidaire à l’endroit de nos voisins, des familles du Clos, qui ne dorment plus de la même manière depuis qu’elles ont entendues le bruit sourd et inexorablement mortel des rafales de AK47 au bas de leurs immeubles ! Nous l’avons aussi entendu et nous n’en revenons toujours  pas ! Nous avons encore à l’esprit ce silence ahurissant qui a suivi cet acte innommable, un silence irréel, comme une faille dans l’espace et dans le temps. Un silence d’où doit émerger un cri de fureur et de dignité, des profondeurs de notre société, bien plus bas que la France d’en bas nous réclamons de l’aide, nous réclamons nos droits !

Quartiers Nord/Quartiers Forts 

Lettre Ouverte à Jean Claude GAUDIN

Marseille, le 17 janvier 2010

Monsieur le Maire,

Tout le monde ne parle plus que de votre dernier « dérapage », celui où vous parlez de « musulmans qui ont déferlé dans les rues de Marseille… ». Je dis dernier parce que ce n’est pas le premier dans le genre et que vous avez indubitablement un mal fou à nommer une certaine catégorie de la population que vous administrez. Pour votre défense vous n’êtes pas le seul à avoir du mal à le faire et cette difficulté en dit long sur les dégâts de ce passif post colonial non soldé, qui ressurgit avec brutalité comme un non dit trop longtemps refoulé.
Depuis que Mr Besson, en bonne intelligence avec Mr Sarkozy a décidé d’instrumentaliser politiquement le débat sur l’identité nationale il ne se passe pas un jour sans que l’on entende une déclaration outrancière et stigmatisante à l’égard de la population de confession musulmane en France.
Je ne souhaite pas participer à ce débat qui ressemble de plus en plus à une mise en accusation publique des musulmans de France. D’ailleurs puisque nous en sommes aux calculs nous verrons bien si cette tactique sera payante pour vous…nous verrons bien à qui profite la manœuvre et qui se délectera de la tessiture poisseuse de tout ce débat, nous verrons bien assez vite ressurgir les remugles fétides de ces années (pas si lointaines) où le FN prospérait, nous verrons bien que les mots en politique ne sont pas sans conséquences et que des déclarations comme celle que vous avez faîte(s) sont autant d’électrochocs salutaires appliqués au corps léthargique de l’extrême droite française.
Loin de revenir sur vos propos vous répondez au jeune homme, militant de votre parti, avec une condescendance et un paternalisme consternant, parce que évidemment il ne peut pas comprendre les subtilités de la langue française que vous maitrisez au-delà de la moyenne et qui font que lorsque vous dites une énormité, celle-ci n’en est une que dans l’oreille et dans le cœur de celles et ceux que vous blessez !
Vous dîtes, Monsieur le Maire, que Marseille a vu déferler 15000 musulmans dans ces rues, avez-vous idée de l’imagerie d’épouvante que vous projetez dans l’inconscient collectif de vos concitoyens ? Ce sont les vagues (d’un Tsunami) qui déferlent, les hordes de barbares ou les rats qui déferlent, ce ne sont pas les « braves gens » qui déferlent !!!
Vous dites dans votre réponse que Marseille subit l’immigration et que vous vous efforcer « d’assimiler » les couches successives de population qui y débarquent et là encore vous persistez et vous signez votre résolution sans équivoque à utiliser un raisonnement et une sémantique propre à la tradition réactionnaire.
Vous dites, à mots couverts, que lorsqu’on est Français depuis pas très longtemps il y a des us et des coutumes à respecter et que pour « bien s’intégrer » il faut brosser l’autochtone dans le sens du poil et user de force symboles pour « amadouer » l’hôte, et on atteint là un degré de surréalisme rarement égalé depuis les Marx Brothers ou les Monty python, parce que au-delà de la mauvaise foi qui ne vous a fait voir que des drapeaux algériens ce soir là, cet argument frôle l’indécence, que nous demandez vous au juste ? De réaffirmer notre Francité quel que soit le contexte et de façon permanente, faut il pour vous complaire se draper dans un drapeau tricolore en toute circonstance ?
J’ajoute que nous étions partie prenante de ce « déferlement » et que je m’inscris en faux contre l’affirmation que vous avez maintenue et réitérée qu’il n’y avait que des drapeaux algériens, c’était un soir de fête à la Marseillaise, plein de joie, de gouaille populaire et cosmopolite, il y avait des drapeaux algériens , français, marocains, tunisiens, des drapeaux berbères et des drapeaux turcs et des drapeaux connus et inconnus…toutes et tous étaient là dans un esprit festif avec cette folle envie de communier dans la joie. Ce que vous interprétez comme une offense à la terre d’accueil n’est pas l’expression d’un nationalisme algérien exacerbé, ni même le signe d’une double allégeance ! Ce n’est que la volonté de faire la fête et de l’exprimer dans un cadre informel et permissif que seul le sport, et en particulier, le football est capable de produire.
Mr Besson regrette que les débordements marginaux qui ont eu lieu lors de ces manifestations spontanées de joie populaire, n’ait pas subit un traitement médiatique aussi conséquent que la fameuse « main de Thierry Henri », et venant de lui peu de choses m’étonnent encore, sachant que la juxtaposition de ces deux événements est totalement incongrue et que si il lui reste une parcelle d’honnêteté intellectuelle il sera d’accord pour analyser les exactions commises lors de cette soirée comme étant le fait d’une frange de « hooligans » qui sévissent à chaque soir de grands match à Marseille, qu’il s’agisse de l’équipe de l’OM, de la France ou de l’Algérie.
Pour en finir et vous laisser vaquer à vos occupations de 1er magistrat de notre bonne ville, je vous dirais que nous nous méfions de toutes les tentatives d’instrumentalisation du nationalisme quel qu’il soit et que la devise de la République reste encore « Liberté, Égalité, Fraternité » et qu’en conséquence nous vous demandons de continuer à débattre de l’identité nationale, si vous le souhaitez, dans le cadre que lui confère le triptyque républicain et en gardant à l’esprit que l’unité ne se fait jamais dans la polémique, la stigmatisation et l’exclusion.
Comme les interventions dans la salle vous l’ont déjà signifié il n’y a pas eu de « déferlement de musulmans sur Marseille » ce soir là, il n’y a eu que des Marseillaises et des Marseillais, Français, pour la plupart qui ont manifesté leur joie et leur attachement a leur pays d’origine sans aucune volonté de signifier leur désamour de la France, parce qu’en Amour l’exclusive est parfois une entrave ; Oui on peut sans problème aimer l’Algérie et la France, L’Italie et la France, l’Arménie et la France, le reste du monde et la France, comme on aime son père et sa mère…
Recevez, Monsieur le Maire, l’expression de notre indignation courroucée.

BENSAADA Mohamed
Pour Quartiers Nord/Quartiers Forts

2ème volet organisation du Forum du Développement social

Vendredi 23 Octobre 2009 – 19H00

A la Kuizin 36, rue Bernard, Belle de mai 13003 Marseille.

 

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Forum du Developpement Social des Quartiers Populaires (1er volet)

Forum des Associations et des Habitants des Quartiers Populaires

A l’heure où les uns débattent de la nécessité de primaires à gauche et que les autres continuent à enterrer le peu d’acquis sociaux restant aux couches populaires, aux salariés et aux précaires tout nous porte à croire que l’urgence pour nos quartiers réside dans une prise en main déterminée et organisée de notre avenir collectif.

La solidarité, la justice sociale, l’égalité des droits et la citoyenneté pleine et entière sont des valeurs qui ne sont plus reconnues pour les habitants de nos quartiers, a défaut d’être assumée par la classe politique cette réalité est effective dans notre quotidien !

Nous réclamons un égal accès à l’éducation, à la culture, à l’emploi, à la santé et au logement, nous réclamons une réhabilitation sociale d’ampleur de nos quartiers pour que nous puissions y vivre dans la dignité, la sécurité et le respect mutuel.

Le Forum Social des Quartiers populaires s’articulera autour de réunions citoyennes qui traiteront chacune de thématiques spécifiques :

Cadre de vie (logements, transports, services publics…)

Accès à l’emploi (formation, zones franches…)

Education populaire et Solidarités associatives

Finances publiques et Politiques associatives

Lutte contre les discriminations

Accès à la culture et reconnaissance des cultures urbaines

Quartiers populaires et Politique internationale

Ces thématiques recouvrent de façon non exhaustive les problématiques auxquelles sont confrontés nos publics et elles constituent une part non négligeable du travail de terrain des acteurs associatifs de nos quartiers, la démarche du Forum comme son intitulé l’indique consiste a créer un espace démocratique de réflexion ouvert à tous les types d’expertises possibles mais plus particulièrement à celle des habitants, parce qu’il s’agit d’élaborer une analyse et des propositions qui ne soient pas des réflexions « hors sol » coupée de la réalité. Le Forum prône l’Éducation Populaire comme moteur de sa réflexion, en rappelant que ce concept ne vaut que si la transmission pédagogique est multipolaire et réciproque, il ne s’agit pas d’éduquer les gens mais de réfléchir ensemble à nos problèmes et aux alternatives que nous trouverons pour les dépasser.

Nous appelons tous les camarades militants associatifs et politiques, ainsi que toutes les personnes, jeunes et vieux qui se sentent concernés par le devenir de nos quartiers et qui ne se résignent pas à nous rejoindre dans ce projet et a construire ensemble l’émergence d’une véritable prise de conscience populaire capable de renverser la dynamique négative dans laquelle nos quartiers ont été enfermés depuis des décennies.

1er volet du FSQP le Vendredi 11 Septembre 2009 à 18H30- Local Picon – 218 Chemin de Ste Marthe Campagne Picon bat F2 – 13014 Marseille

Collectif de Réflexion et d’Action Populaire

fsqpmarseille@yahoo.fr

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