« Ma ville accélère…droit dans le mur! »

Ma ville accélère affiche

1 Réponse à “« Ma ville accélère…droit dans le mur! »”


  • Une chanson pour Marseille

    Marseille

    Arrête de faire la pute et la soumise,
    T’es pas gamine qu’un parisien sodomise
    Entre mer et ciel, tanquée, telle une calanque,
    Jouant La tchatche, corsée, comme une pétanque
    Tu es femme, mère de méditerranée
    Ardente de toutes ces langues fusionnées
    Solide et nerveuse comme un mistral d’hiver
    Populaire et simple comme une bonne mère.

    Marseille

    Toi qui rêve, le regard et le pied marin,
    Arrête de lécher le cul de tes parrains
    Gaudin et Guérini titillent tes points G
    Pendant qu’ils bercent, arrosent leurs protégés
    Ils t’entrainent dans leurs dettes et la galère
    Redevient femme fière comme Canebière
    Ne te brade plus à l’encan pour des promesses
    Ou des tours clinquantes comme feintes caresses

    Marseille

    Tes riches ne trouvent plus de place au vieux port
    Tes pauvres s’entassent loin dans les quartiers nord
    Ta rocade dort depuis longtemps dans sa gangue
    Et toutes tes associations sont exsangues
    A cause des coquins tes euros se gaspillent
    A travers des opérations de prestige
    Qu’aucun vrai marseillais n’a jamais demandées
    Mais pourtant tes élus n’en font qu’à leur idée

    Marseille

    Redevient port libre, jette ceux qui t’enivre
    Réapprend à tes pitchouns comment il faut vivre
    De leur travail et non aux frais de leurs copains
    Le plus beau est ce qui sortira de leurs mains
    Qu’ils laissent la combine aux cons trop paresseux
    Qu’ils laissent les pouvoirs aux pédants prétentieux
    Ce n’est pas ce que tu consommes qui séduit
    Mais ce que tu fabriques, ce que tu produis

    Marseille

    Désinfecte ton minou de tous ces morpions
    Qui t’irritent le poil et te sucent le fion
    Ne garde que des dockers réglos, baraqués
    Car ton sexe est ton port, nul ne peut le maquer
    A toi de vouloir le rendre enfin respecté
    Parfumé, lumineux, ouvert, expérimenté
    Pour qu’une palanqué de vaisseaux le fécondent
    Tolérant, passionné, pour accueillir le monde

    Marseille

    Ne te contente pas de muscles et de buts
    Arrête de ramper, de vivre de rebus,
    Tu crains degun, testard, choisi ton futur
    Enrichie de presque trois mille ans de culture
    Raffinée, autrefois, tu savais publier !
    Opéras, théâtre, chant, l’as-tu oublié ?
    Rappelle-toi que tu as appris aux françaises
    A aimer chanter tous en chœur la Marseillaise

    Marseille

    Toi pour qui la belote est une chose sérieuse
    Et la bourse une imbécilité prétentieuse
    Tu sais te montrer plus belle que tes misères
    De Longchamp au Pharo jusqu’à la Bonne Mère
    Ne joue plus la bordille à faire le trottoir
    Ne confie plus ta destinée contre un pourboire
    Parmi Barcelone, Gène, avec Rotterdam
    Reviens t’attabler au banquet des grandes dames

    Marseille

    Canebière grimée, porte d’Aix étouffée
    Ton radoub bousillé, tes usines bradées
    Des calus ont cassé ton vieux tram, malveillance !
    Qui roulait de pointe rouge à Aix en Provence
    Des plages de l’Estaque aux maraichers d’Aubagne
    Pour t’affubler d’une parure de cocagne
    Un métro rabougri qui tourne en rond exprès
    Et ce tram qui ne fait que lui courir après.

    Marseille

    Quand Samir, Angelo, Juan, Nicos, Abou,
    David, Doumé, Kim et Marcel, font tous les fous
    C’est toutes les filles qui jouent un peu cagoles !
    Rient de vos galégeades, mais ne sont pas folles
    Quand ils ont des rires des projets des idées
    Tout le monde se fout de leurs identités
    Quand ils font des couillonnades ou vilenies
    Alors les fadas stigmatisent leurs ethnies !

    Marseille

    Synagogue, Mosquées, Eglises, mélangées
    Entre troquets, librairies, théatres, musées,
    Du thé, du pastis, chacun offre ce qu’il aime,
    Qui son vin, son khébab, qui son hash, ou ses nems,
    Ta force est ton rire, ne soit plus abusée
    Par ceux qui ne pensent qu’à pouvoir te baiser.
    Qui se croient compétents, t’imaginent putain.
    Tu mérites mieux que des Guérini – Gaudin.

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