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Archive mensuelle de octobre 2009

Ce que le Capitalisme doit au désespoir (et inversement).

Depuis le Krach financier et depuis que les bourses et les banques se sont refait, en partie, une petite santé, c’est l’économie réelle qui subit désormais l’impact monstrueux de cette crise.

Mais soyons précis tout en revendiquant avec lucidité notre subjectivité, ce n’est pas l’ensemble de l’économie réelle qui amortit ce choc, on se rend compte qu’encore une fois, même s’il faut éviter les raccourcis et les slogans que la note la plus salée est payée par le salariat et plus largement le « précariat ».

Les délocalisations continuent et les licenciements « économiques » battent des records, en France près de 600000 personnes ont perdues leur emploi en 2009, pendant que des grands groupes voyaient le cours de leurs actions s’envoler vers les sommets de l’illusion spéculative.

Si on osait, et en définitive nous osons, nous dirions que le Capitalisme est un système qui prospère sur le malheur de la multitude et qu’il ne profite qu’a une infime minorité de possédants réels ou virtuels. Comme tout le monde nous avons écouté les discours des grands de ce monde et nous avons été très attentifs aux bonnes paroles de notre président Sarkozy, qui revêtant son armure de preux chevalier était parti faire la guerre au « Capitalisme financier » et s’était engagé devant un parterre impressionnant de personnalités du Gotha mondial à moraliser le Capitalisme.

Hélas, trois fois hélas, rien ne vint de son coté, ni d’ailleurs. Non pas que nous attendions grand choses de ces vœux pieux et de cette commisération présidentielle (allez en parler aux camarades de Gandrange), mais notre perplexité est immense devant la complaisance d’une partie de l’opinion et des médias, ainsi que devant l’apathie du plus grand nombre.

Lorsque Mr Sarkozy fait le distinguo entre Capitalisme Financier et Capitalisme tout court il continue à défendre ce système économique basé sur la domination des possédants et la soumission des autres, la vérité c’est que comme la République le Capitalisme est « un et indivisible !»

L’autre escroquerie consiste a nous faire croire que ce système peut être contrôlé, moralisé ou humanisé ; là encore nous rappellerons simplement que le Capitalisme est intrinsèquement barbare  parce que son organisation repose sur la compétition effrénée, l’accaparement des biens et des services, que le libre échangisme commercial exacerbe la concurrence internationale au détriment des productions locales et que le productivisme est un non sens écologique.

Aujourd’hui nous vivons sous le règne du « néo-libéralisme » qui est soit la forme aboutie du Capitalisme si l’on se place du coté de Wall Street, soit l’expression économique d’une phase terminale pour le quidam moyen. Ce néo-libéralisme a vu le jour au tournant des années 80 et il s’est accéléré et décomplexé avec la chute du mur de Berlin et les mandats de Reagan et Thatcher.

Sous ces deux ères politiques l’idée qu’il n’y avait pas d’autres alternatives  s’est imposée, elle est même devenue le crédo absolu du dogme Capitaliste mondial. Le grand prodige c’est qu’avec la chute du mur c’est l’utopie communiste et l’espoir qu’elle pouvait susciter qui a été englouti dans l’effondrement du bloc de l’Est : puisqu’il n’y a pas d’autres solutions ou d’autres systèmes viables tout les excès du Capitalisme sont permis, qu’importe si la planète produit des denrées alimentaires en quantités suffisantes pour nourrir 12 Milliards d’individus (rapport de la FAO 2007) et que dans le même temps 1 Milliard de personnes souffrent de la faim alors que nous ne sommes que 6 Milliards sur Terre !

Qu’importe si des multinationales engrangent des bénéfices colossaux et licencient à tour de bras dans la foulée !

Qu’importe si l’épidémie du SIDA continue de ravager l’Afrique, l’Asie et une partie de l’Amérique du Sud pendant que les grands Trusts pharmaceutiques freinent la production des médicaments génériques moins onéreux pour les populations autochtones !

Qu’importe si le Copyright et le brevetage compulsif et hystérique des semences, du végétal, de l’animal, de la culture et du savoir continue, qu’importe tout a un prix, tout doit être rentable, l’air, l’eau, la santé, la nourriture, les loisirs, la famille et les amis Facebookés ou Twitterisées dans une grande entreprise d’abrutissement collectif. Tout doit se vendre et s’acheter, nos vies doivent être intégralement monétarisées. Jusqu’à l’espoir et au rêve, l’aspiration a une vie meilleure a été remplacée par l’appât du gain, le Loto et l’Euromillion sont devenus les seules échappatoires  a nos vie précarisées par l’aliénation au travail ou a l’absence de travail !

Le désastre continue pourtant parce que l’individualisation extrême de notre société pousse la logique ultra libérale à l’audace alors que nous nous arque boutons chacun dans notre coin pour défendre le peu que nous avons, au détriment de notre dignité et de notre humanité.

Le Capitalisme n’est pas un humanisme et il tend à l’annihilation  totale du progrès social ! 

Le Capitalisme est anti démocratique car il peut sans problèmes se passer du citoyen, voir même du travailleur, il n’a besoin que du consommateur ! 

Ce que le Capitalisme doit au désespoir et inversement nous le voyons chaque jour autour de nous, ce monde d’une froideur sidérante, cette actualité qui nous révulse et nous révolte : comment peut on encore défendre un système qui pousse des hommes et des femmes à se suicider sur leur lieu de travail ou a cause de leur travail, ou encore parce qu’ils n’ont pas de travail ? Nous avons une pensée ému à l’égard des 25 travailleurs et travailleuses Telecom et nous témoignons de notre sincère sollicitude à l’égard de leurs familles. Quel était la profondeur de leurs détresses respectives pour en arriver là ?  Comment se dégager de cette étreinte asphyxiante ? Le travail est devenu un calvaire pour beaucoup…une souffrance invivable.

 L’autre arme du Capitalisme est l’aliénation à la surconsommation et la dépendance au crédit qui  avec le nombre grandissant des dossiers de surendettement fait lui aussi des victimes et des drames innombrables.

Ces questions nous les vivons dans nos entourages respectifs, ici dans les quartiers populaires de Marseille la misère n’est pas un effet de style ou une tournure littéraire elle est là, glauque et dévastatrice, mais des signes d’espoirs et de résistances commencent à pointer au loin et de manière encore homéopathique, des comités de chômeurs se forment, des marches contre la précarité s’organisent, des associations de locataires se dressent contre les institutions et les bailleurs sociaux, des comités de luttes contre l’expulsion des étrangers et contre les expulsions locatives se battent tous les jours et de collectifs d’associations comme le Collectif d’Action et de Réflexion Populaire (C.R.A.P) que nous avons rejoint tentent de monter des chaînes de solidarité active. Toutes ces initiatives sont comme de minuscules étincelles dans l’immense obscurité, mais elles sont porteuses de cette folie qu’est l’espoir d’un monde meilleur, plus juste, cet espoir qui fait que nous ne nous résoudrons pas à abdiquer.

 

 

Quartiers Nord/Quartiers Forts

 

2ème volet organisation du Forum du Développement social

Vendredi 23 Octobre 2009 – 19H00

A la Kuizin 36, rue Bernard, Belle de mai 13003 Marseille.

 

   appelcrap.jpg

Appel C.R.A.P (Collectif de Reflexion et d’Action Populaire)

Le CRAP (Collectif de Réflexion et d’Action Populaire) est un collectif regroupant des habitants, des associations culturelles, sportives, communautaires, d’éducation populaire, des médias alternatifs, des travailleurs sociaux, des syndicats, des partis politiques… qui vivent, travaillent, militent dans les quartiers populaires.
Face à une crise sociale, économique et écologique de plus en plus violente, dont les quartiers populaires sont les premières victimes, face à des institutions populistes, clientélistes, paternalistes et arrogantes, face aux discriminations, à l’exclusion et à l’injustice sociale d’un système dont les pratiques racistes et post-colonial transpirent depuis les harcèlements policiers jusqu’aux sommets de l’Etat, mais aussi face à un «ordre mondial» de plus en plus inégalitaire et meurtrier qui impose par la force et l’argent la domination de quelques puissances occidentales sur le reste du monde au prix des catastrophes humanitaires les plus horribles, les organisations qui composent le CRAP décident de s’inviter sur la scène politique et sociale pour prendre nos vies, et celle de nos quartiers, en main.
Le rôle du CRAP est, d’une part, de mettre en commun les expériences de chacun de ses membres pour répertorier les nombreux problèmes rencontrés dans les quartiers (emploi, discriminations, logements, inégalités, santé, éducation, transports…) et pour réfléchir collectivement aux moyens d’y remédier en élaborant un «plan d’urgence pour les quartiers populaires».
D’autre part, le CRAP entend mettre en place une «chaine de solidarité» basée sur la mobilisation populaire et capable de répondre efficacement aux ravages d’un capitalisme sauvage qui exclut, aux discriminations, aux pratiques mafieuses de certaines institutions, aux expulsions locatives… Le CRAP a l’ambition de contribuer à la conscientisation des populations de nos quartiers en proposant un outil collectif d’éducation populaire.
Le CRAP est un cadre démocratique ouvert à tout-es celles-ceux qui estiment que les notions de liberté, d’égalité, de justice, de tolérance et de solidarité sont trop importantes pour être laissées entre les mains de quelques élus sans scrupule qui considèrent les habitants de nos quartiers, au pire comme des «racailles» et au mieux comme une réserve de voix.
Il est temps de se mobiliser, de s’unir et de rappeler que la Politique n’est pas une affaire de professionnels, mais qu’au contraire, ce sont les habitants eux-mêmes qui sont les mieux placés pour décider, ensemble, de ce qui est bon pour eux.




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