• Accueil
  • > Archives pour novembre 2008

Archive mensuelle de novembre 2008

Les Photos de la conférence « Diversité ou Diversion? »

 

 

Image de prévisualisation YouTube

« L’étincelle » N°2 – Novembre 2008

Version Pdf de « L’étincelle » à Téléchargez

letincelle2.jpg

Désolé il n'y a aucun sondage disponible actuellement.

 

Diversité ou Diversion? 21 Novembre 2008 -8 rue fort Notre dame

n168833266423829.jpg

  Derrière ce titre un peu provoc, se cache une vraie question de fond: quid de l’égalitarisme républicain? La grande photo de famille du parlementarisme français prise lors du dernier congrès de Versailles révèle l’ampleur du drame de la « diversité » à la Française: l’image est désespérément monochrome. Outre atlantique les USA viennent par les urnes de désigner un noir à la tête du pays majoritairement blanc, et le monde de s’enthousiasmer pour l’élection de Barack Obama a commencer par nos médias et notre classe politique hexagonale. S’il est un sujet qui fait consensus c’est bien celui là, et les commentaires dithyrambiques de droite comme de gauche sont là pour en attester. Mais que cache cette Obamania? Pour la middle class américaine cela peut se comprendre, au-delà de l’aspect symbolique,c’est  la crise et donc le programme économique du candidat démocrate qui marque une rupture (une vraie) d’avec les 8 années de dérive de l’administration Bush et surtout la fin de la révolution conservatrice entamée sous l’ère Reagan. Pour l’américain moyen le vote Obama c’est l’espoir d’une politique plus « sociale »et d’une société moins dure.Mais pour nos parlementaires, nos élus locaux, nos responsables de partis que signifie cette liesse? Ce que nous applaudissons aux états unis serait-t-il envisageable ici? Nous tenterons de répondre à cette question et a bien d’autres au cours du débat conférence que QN-QF et La Maison Du Maroc organisent le vendredi 21 Novembre au 8 rue Fort Notre Dame, en présence de Vincent Geisser.   

De l’obscénité des chiffres…

 logorsacmjn.jpg

Il n’y a pas si longtemps juste avant l’effondrement de Wall Street et des autres bourses du monde, l’actualité braquait ses feux sur le RSA (Revenu de Solidarité Active) et la polémique tournait autour du financement de cette « réforme ». Notre étonnant président suggérait alors qu’il fallait financer ce dispositif en taxant une partie des revenus du capital. Tiens voilà une idée bizarre dans la tête du chef de l’exécutif ultra libéral de notre pays, comment l’idée d’un semblant de solidarité et de  redistribution des richesses a-t-elle pu y germer? Martin Hirsch aurait t’il réussit à convertir Sarkozy  au socialisme??? Des cris d’orfraie retentirent alors dans les rangs de la majorité présidentielle qui évoquait avec inquiétude l’exode annoncée de tous « les riches » de France à l’étranger où leurs actions et leurs biens  seraient à l’abri de l’horreur fiscale Française. Une fois le choc passé de cette annonce fracassante (qui pour le coup damait une fois plus le pion à notre gauche fantomatique et aphone), il fallait examiner dans les détails  cette initiative gouvernementale sensée augmenter les revenus des travailleurs pauvres, ce qui reste encore à prouver. La loi est accompagnée d’un décret sur le train de vie des allocataires de minima sociaux: concrètement  Il autorise en effet la CAF et les autres organismes de la Sécurité sociale, à effectuer des contrôles , à l’insu et sans le consentement du « bénéficiaire » de minima sociaux, mais aussi de n’importe quelle autre prestation sociale. Mais surtout, il met en place un nouveau mode de calcul des minima qui prend désormais en compte le « patrimoine ». Toutes ces mesures étant prises pour lutter contre la « Fraude » et les petits profiteurs!!! Finalement le RSA va surtout faire diminuer le nombre d’ayant droit et instituer encore un peu plus la culture du soupçon (à l’égard des démunis) comme le cœur de la philosophie politique sociale de notre pays; Il est affligeant de voir avec  quelle hargne et inflexibilité les « précaires » sont traités, suspects qu’ils sont aux yeux de l’état de profiter indûment de la solidarité nationale et de se complaire oisivement dans l’assistanat (mot dégoulinant de mépris qui est en soi une insulte). Quelle ironie de constater aujourd’hui que le milliard d’€ qui a l’époque était introuvable pour financer le dispositif RSA semble modique après ce mois d’octobre 2008 et la révulsante obscénité des chiffres qui seront nécessaires pour préserver le système bancaire international, on parle de milliers de milliards de $. 1 milliard d’€ pas de quoi remplir une dent creuse( de trader) par les temps qui courent.   

        

Crise Financière Mondiale: Une opportunité historique pour le changement.*

crise.jpg 

  Pour comprendre le mécanisme principal qui a conduit à la crise des subprimes et au cataclysme boursier qui s’en est suivi il faut avoir l’esprit assez tordu: c’est de la titrisation massivement pratiquée depuis les années 90 que tout commence , pour faire simple la titrisation c’est la transformation d’une créance en un actif revendable (c’est déjà en soi une abstraction perverse  ). Dopées par les théories de Milton Friedman sur l’autorégulation du marché et par la mise en application dogmatique qu’en firent Reagan et Thatcher, les banques se sont mises à vendre ces dettes empaquetées dans des crédits immobiliers à des investisseurs qui les ont alors mélangés à d’autres crédits pour les revendre à leur tour contaminant ainsi l’ensemble du système financier. En 2007 les défauts de paiements hypothécaires se sont multipliés entrainant une chute du marché des crédits titrisés, la suite nous la connaissons, des dizaines de milliers de familles américaines jetées à la rue sans compassion, Freddie Mac et Fannie Mae en cessation de paiement, Lehman Brothers qui chavire et la tempête financière qui prend des allures de cyclones entraînant le doute et la suspicion dans toutes les places boursières du monde…  Le plus inquiétant est a venir parce qu’au delà de la crise financière c’est une crise économique mondiale qui se profile, nous en ressentons déjà les symptômes au quotidien et quoiqu’en dise Mme Lagarde, la France comme d’autres est en récession, si l’on s’en tient à la définition stricto-sensu du terme qui dit que si le PIB décroit pendant 2 trimestre consécutif…ce qui est hélas le cas.Dans ce cas pourquoi sous titrer ainsi cet article?  Entre le 13 et le 15 octobre 2008 à Pékin les représentants de nombreux mouvements sociaux se sont rencontrés et ont tenus des réunions informelles pour faire un diagnostic global de la crise et commencer à faire des propositions alternatives en vue de la refondation de l’ordre économique planétaire. Parce que contrairement au sauvetage de meubles envisagé par de nombreux gouvernements, dont le nôtre, cette crise doit servir de leçon à tous les fanatiques ultralibéraux qui sans complexe et sans honte ont remis dans leur vocabulaire des mots autrefois bannis et abhorrés. Oui soudain l’interventionnisme étatique est devenu vertueux, la régulation du marché et sa moralisation ne font plus l’objet de tabous. Bien sur il y’a encore des concept progressiste qu’on ne peut toujours pas évoquer, la redistribution des richesses, la taxation même marginale des capitaux, la prééminence de valeurs humaines sur la valeur de l’argent. Entendons nous bien, il ne s’agit pas là d’un appel anticapitaliste, le monde est capitaliste depuis des siècles et le restera encore longtemps; pour autant il va falloir le réformer en profondeur pour inhiber progressivement sa violence structurelle inhérente dont la version financière se résume à une barbarie. Pour cela le fameux « New Bretton Woods » que réclame Sarkozy ne devra pas se contenter des déclarations incantatoires habituels et des effets de manches spectaculaires. Il faudra oser redéfinir le rôle, les objectifs et le fonctionnement  du FMI, de l’OMC.  Restructurer les banques centrales autour d’objectifs sociaux et environnementaux qui soient démocratiquement définis ,Introduire la participation de l’état dans les CA des banques, et pas seulement la nationalisation de leurs mauvais résultats; mettre en place une surveillance du système bancaire par les populations et les Parlements; Prioriser le prêt à des taux d’intérêt minimum pour satisfaire les besoins sociaux et environnementaux et élargir la sphère de l’économie sociale; Fermer tous les paradis fiscaux; Développer un système fiscal mondial pour empêcher les comptabilités de transfert et l’évasion fiscale; Réduire drastiquement les dépenses militaires  et rediriger les dépenses publiques  prévues pour le renflouement des banques vers des revenus  minimum garantis et une sécurité sociale, et fournir des services sociaux universels tels que le logement, l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, la petite enfance; Contrôler et/ou subventionner le prix des denrées de base et interdire toute spéculation sur les denrées alimentaires de base;  Supprimer progressivement la suprématie du dollar comme monnaie de réserve au plan international; Mettre en œuvre de façon stricte le principe de précaution de la Déclaration des Nations Unies sur le droit au développement comme une condition basique de tout projet de développement ou de nature environnementale…Voilà quelques propositions parmi de nombreuses autres (que vous pouvez retrouver en ligne sur le site du CADTM). Convoquer un G20 sans aucun pays africain et ne pas revoir sa propre politique fiscale (bouclier fiscale etc.) et sociale est un aveu d’entêtement. L’hyperactivité de notre président ne sera jugée qu’au regard de l’histoire, saura t’il faire abstraction de ses crédos néolibéraux pour faire face à la crise? Car la crise sera terrible pour les précaires et la classe moyenne, à n’en pas douter!         BM      

Manifeste pour l’égalité réelle.

  OUI    NOUS   POUVONS! 

discrimination.jpg

« L ‘élection de Barack Obama éclaire par un contraste cruel les manquements de la République française et l’écart qui nous sépare d’un pays dont les citoyens ont su dépasser la question raciale et élire pour président un homme qui se trouve être noir. L’Amérique a confirmé la validité d’un modèle démocratique fondé sur l’équité et la diversité. Quelle leçon! Nous autres Français, qui revendiquons notre universalisme pour faire pièce à cette diversité, devons bien écouter celle-ci. En négligeant sa propre diversité, la France désespère une large frange de sa jeunesse et l’empêche d’être fière de son pays. Nous sentons partout la crispation identitaire, des sifflements de La Marseillaise aux rappels à l’ordre civique qui restent vains et incompris. l ne faut pas s’étonner que la popularité d’Obama soit si forte ici : elle témoigne des aspirations de tous les enfants de la République, qui vivent par procuration une reconnaissance que la France ne leur donne pas. Elle trahit aussi la mauvaise foi de ceux qui saluent la victoire de la modernité hors de nos frontières, pour tolérer ici le statu quo. Pou rtant, la société française est l’une des plus métissées du monde. Mais quelle conception de l’homme faut-il se faire pour accepter que l’élite économique, politique, sociale y reste une chasse gardée ? Les pays qui réussissent à promouvoir l’égalité et la justice, ceux-là seuls auront leur place dans la mondialisation des hommes et des idées. Les autres sont condamnés à devenir des provinces de la démocratie, rétrogrades, décalées, hors du coup. Pour en sortir, nous avons besoin de politiques résolument volontaristes pour l’équité et la diversité. Il ne suffit pas de proclamer l’égalité pour la faire advenir : c’est un processus de longue haleine et non pas spontané, que nous avons le devoir et l’intérêt d’engager. 

Les Etats-Unis ont engagé en leur temps des actions positives qui ont fait émerger une classe moyenne noire qui a été l’antichambre de l’élite. Sans doute faut-il les adapter au contexte français. Mais nous en avons tant besoin ! La France est fatiguée des médiateurs, des organismes aux dénominations tonitruantes, des actes symboliques et des déclarations formelles. 

Avec l’arrivée d’Obama, on ne pourra plus faire très longtemps le coup de la diversité ennemie du mérite, ni justifier l’injustice par le principe d’égalité. Nous, acteurs de la vie publique, Français et Françaises de bonne volonté, soucieux de la promesse démocratique de notre pays, désireux de restaurer une conscience civique authentique, demandons la mise en œuvre  effective d’un programme minimal pour l’égalité réelle: Engager des politiques publiques qui combattent les conséquences sociales des discriminations. Systématiser les politiques volontaristes de réussite éducative et la promotion des talents dans les quartiers populaires. Promouvoir des politiques urbaines qui permettent de réaliser la diversité sociale et de peuplement.  Inciter fortement les employeurs et le premier d’entre eux, l’Etat, à mettre en place des politiques de promotion de la diversité, fondées sur l’obligation de résultat. Limiter les mandats électoraux pour forcer le renouvellement du monde politique. Soumettre les partis politiques à un pacte national de la diversité et organiser un Grenelle de l’égalité réelle et de la diversité. » 

Par Yazid Sabeg – Edition du JDD du 08/11/08.

 Bien entendu nous signons ce manifeste sans restriction; Pour autant nous insistons sur l’absolu nécessité d’un engagement contractuel sans réserve de l’état et des principaux acteurs politique du pays. Sans la ferme volonté politique des  responsables de tous bords  (à l’intérieur de la sphère démocratique) de vouloir changer les choses cet appel peut très vite retomber dans l’oubli et n’être que le symbole d’une initiative condamnée d’avance par toutes celles et ceux qui détiennent le pouvoir décisionnaire:  L’idée du grenelle est intéressante à condition que les conclusions dudit grenelle soit suivies d’effet et immédiatement soumises à l’examen de nos deux chambres parlementaires, de la sorte nous saurons rapidement si nos élites politiques sont prêtes à agir dans le bon sens ou si encore une fois comme pour d’autres« grenelles » et consultations il faudra encore repasser par les sempiternels atermoiements, diatribes exaltées et vaines polémiques dans lesquels beaucoup de nos représentants excellent! Osons les mots, il y’a une crise de plus dans notre pays qui s’ajoute aux autres, crise de la représentativité nationale, et les mots ne suffiront plus à masquer cette insalubrité démocratique! Il faut légiférer pour rétablir un semblant d’égalité républicaine…c’est le sens de l’histoire, l’élection d’Obama en atteste! Mesdames et Messieurs les députés et sénateurs après les beaux discours nous saurons vite où sont les progressistes et où se trouve la frilosité et le conservatisme sclérosé.           BM      

Humeur de crise.

  Chaque matin on se lève, on s’habille , on se lave, éventuellement on déjeune, on réveille les enfants  etc. et on se met a courir a droite a gauche , en haut en bas, il faut déposer les enfants chez les grands parents (pour les plus chanceux)  à la crèche ou chez la nounou pour les autres. Et ce n’est que le début d’une éreintante journée de travail pendant laquelle il faudra être  productif, créatif, efficace et toujours de bonne humeur, il faudra accepter les collègues qu’on ne supporte plus, la hiérarchie qui nous harcèle et les autres douceurs du monde du travail. Marx parlait d’aliénation au travail, il avait vu juste, il ne pouvait anticiper l’aliénation consumériste actuelle qui justifie notre relation masochiste avec le travail. Pour le quidam moyen l’obsession réside dans le maintien du pouvoir d’achat, à l’heure ou les banques périclitent et se font renflouer  à coup de milliards d’€, 32,3 % des ménages ne peuvent se payer une semaine de vacances une fois par an, 32,6 % n’ont pas les moyens de remplacer des meubles, 10 % de recevoir des amis ou de la famille sans parler des millions de précaires que comptent notre pays. Nous vivons une époque formidable…. 

BM   

Yes THEY did!

obama2.jpg 

En commençant cet édito je me suis fait l’intime promesse de ne pas tomber dans la fièvre Obamaniaque ou d’écrire un papier dont le recul d’analyse pourrait être comparé a celui des millions de carnets de groupies qui peuplent le fond des tiroirs des chambres d’ados de la planète. Donc je vais comme tout le monde saluer cette victoire comme il se doit, et avouer que cette longue nuit du 4 Novembre je l’ ai passé debout à écouter la radio jusqu’au petit matin et que malgré cette nuit blanche j’ai été envahi par un sentiment étrange de satisfaction et de sérénité. Un peu de cette sérénité que dégageait le président Obama pendant son discours nocturne de Chicago. Conscient que pour lui le plus dur restait à faire et que même s’il n’a été ni élu ni battu parce qu’il était noir, rien de ce qu’il fera ou dira, en tant que chef suprême des USA, ne manquera d’être mis en perspective ou en rapport avec sa « négritude » ou son « africanité ». C’est ainsi, mais il sait et nous savons aussi que la médiocrité lui est interdite et que sa présidence devra se dérouler sous le signe de l’excellence dans tous les domaines! Le formidable espoir que son élection suscite ne doit pas retomber et il aura fort à faire, le bilan de son prédécesseur est apocalyptique, la crise morale, sociale, économique et financière qu’il lui lègue est un cadeau empoisonné auquel il faudra faire face, Obama a promis de s’entourer des meilleurs et des plus brillants pour composer son cabinet, ils ne seront pas de trop pour effacer les ravages de 8 années d’administration BushPour le reste, comme beaucoup nous resterons attentifs aux dossiers qu’il devra traiter et  A la façon dont il les traitera: la crise des Subprimes, la politique sociale et fiscale qu’il mettra en place, la crise environnementale et la politique énergétique qu’il adoptera , l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan, le conflit Israélo-Palestinien ainsi que l’agonie de l’Afrique. L’attente est immense et on sait depuis Rome qu’a 2 pas du Capitole…  En France cette élection fait l’unanimité et les tentatives de récupérations pathétiques sont autant de cache-misère jetés sur la sinistre réalité du paysage politique français, jetez un œil à la photo du congrès de Versailles de cet été et vous y verrez une affligeante monochromie qui dénote encore plus aujourd’hui avec les discours officiels des partis et cette hypocrisie structurelle qui fait qu’ en ce matin du 4 Novembre 2008 les USA et leur communautarisme tant décrié élisent un noir à la présidence, pendant que nous en France avec notre universalisme revendiqué nous n’avons pas même un député issu de la « diversité »! Alors oui son slogan s’est mué de « yes we can » en « yes we did ». Oui ILS l’ont fait!   

Désolé il n'y a aucun sondage disponible actuellement.




Bienvenue sur le blog du RC... |
Section du Parti socialiste... |
Le Nouveau Centre Montbard |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | MARS Centrafrique
| Bling-bang-blog du 6 mai
| Le vécu Algérien